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LA PELOUSE EN QUESTIONS

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Qu'est-ce que le gazon ?

 

© www.map-photos.com/NounC'est un mélange de graines de graminées (ou Poacées comme le veut la nomenclature botanique d'aujourd'hui) d'espèces variées (ray-grass anglais, pâturin, agrostide, fétuques, etc.), dont chacune possède des qualités et des propriétés différentes, aucune prise séparément ne possédant l'ensemble des avantages qu'offre l'utilisation conjointe de toutes ces graminées.

 

Après avoir été semé, le gazon compose un espace vert régulier, homogène et décoratif que l'on désigne sous le terme « pelouse ». La pelouse applique le principe de biodiversité, qui veut qu'un milieu donné soit occupé par des espèces différentes, ce qui les rend plus fortes individuellement.

 

Lorsque des plantes fourragères comme le trèfle blanc ou la luzerne, voire des fleurs comme les bleuets ou les coquelicots sont associées au gazon, le résultat obtenu n'est plus une pelouse, mais une prairie.

 

Pourquoi fait-t-on, des mélanges de gazon ?

 

La composition (choix des espèces et des variétés, mais aussi proportions dans le mélange) varie en fonction de la destination finale de la pelouse : sport et jeux, agrément, ornement ; mais également des conditions de culture : terrain sec, ombre, bord de mer, climat méditerranéen. On distingue aussi les mélanges destinés à la création des nouvelles pelouses et ceux servant à la rénovation.

 

On tient aussi compte de la vitesse d'installation des différentes espèces et du poids des graines dans le pourcentage de chaque graminée entrant dans la composition du gazon.

 

Quelles sont les qualités particulières des différentes espèces de graminées à gazon ?

 

© www.map-photos.com/F. Didillon6 espèces différentes entrent dans la composition des mélanges pour gazon. Chacune ayant ses propres qualités (et bien sûr ses défauts), aucune pelouse n'est composée que d'une seule espèce.

 

- Le ray-grass anglais : c'est une des espèces les plus utilisées avec un pourcentage moyen de 30 à 50 % dans les compositions. Son avantage principal est une installation très rapide (il lève en 4 à 8 jours) qui lui permet de vite coloniser le sol nu afin d'empêcher la pousse des mauvaises herbes. Le ray-grass anglais est la plus accommodant de toutes les graminées à gazon. les variétés récentes résistent fort bien au piétinement. On reprochait jadis au ray-grass anglais un aspect assez grossier, mais les sélections l'ont bien affiné, ont renforcé sa résistance au piétinement, tout en réduisant sa vitesse de croissance.

 

- Les fétuques rouges : sont très appréciées, car elles s'installent assez rapidement (levée en 10 à 20 jours), donnent une herbe fine et dense et acceptent les tontes courtes. Dotées d'une grande longévité, les fétuques rouges acceptent les lieux ombragés. On distingue trois sortes de fétuques rouges :

  - gazonnante : elle est d'une finesse remarquable et pousse lentement, mais elle apprécie guère le piétinement.

  - demi-traçante : très fine, elle se régénère rapidement grâce à ses rhizomes et résiste mieux au piétinement. Elle accepte aussi la chaleur, une relative sécheresse et les sols salés du bord de mer.

  - traçante : fortement rhizomateuse, cette fétuque pousse plus rapidement que les autres et couvre bien le terrain. Elle « s'entend bien » avec le ray-grass anglais, car sa vigueur est comparable. Cette variété solide a fait l'objet de nombreuses sélections qui donnent des plantes plus fines et à croissance lente.

 

- La fétuque élevée : on l'utilise surtout dans les mélanges destinés aux régions chaudes car elle résiste à la sécheresse et aux températures élevées. Cette graminée n'apprécie pas d'être tondue trop court, mais elle supporte bien le piétinement. La levée s'effectue en une vingtaine de jours.

 

- La fétuque ovine : seule la forme dite ‘Durette' qui forme des touffes compactes aux feuilles fines, est utilisée dans les gazons. Rustique, économique, peu exigeante, cette espèce s'installe lentement (levée en 18 à 22 jours) et supporte mal la concurrence des mauvaises herbes et le piétinement régulier.

 

- Le pâturin des prés : fortement rhizomateuse, cette graminée n'est pas de la plus grande finesse, mais c'est l'espèce qui résiste le mieux au piétinement. On l'emploie systématiquement dans les gazons destinés aux terrains de sport et de jeux où il doit se trouver dans une proportion de 30 à 50 %. Il lève en une vingtaine de jours.

 

- L'agrostide : c'est la plus fine des graminées à gazon. les greens de golf sont d'ailleurs composés uniquement d'agrostide stolonifère. Elle supporte bien les tontes très rases (jusqu'à 3 mm) mais demande des arrosages abondants et fréquents. D'implantation assez délicate, il lui faut un sol finement préparé. La levée est assez rapide : une douzaine de jours.

 

Pourquoi les compositions sont-elles si différentes ?

 

En lisant la composition qui figure obligatoirement sur chaque boîte ou sac de graines, on constate que les différentes graminées sont présentes dans des proportions très variables selon les espèces. Cela s'explique par la finalité d'usage du gazon, mais aussi et surtout par la finesse de la graine.

 

Par exemple, on compte à volume égal un tiers de moins de graines de ray-grass anglais ou de fétuque élevée (700 graines/g) que de fétuque rouge (1 000 graines/g), elle-même deux fois plus grosse que la fétuque ovine (2 000 graines/g). Quant à l'agrostide, c'est de loin la plus fine avec 15 000 graines/g. Un gazon composé de 5 % d'agrostide et de 50 % de ray-grass anglais renferme trois fois moins de graines de cette dernière espèce !

 

Existe-t-il un gazon universel tous usages ?

 

Non, car les conditions de sols, de climat et d'utilisation sont souvent en France, totalement différentes. À chaque utilisation correspond donc un type de gazon : rustique, ornement, sport, soleil, ombre, bord de mer, rénovation, etc. Il est important de choisir le bon gazon pour l'usage approprié, car s'il est inadapté, il s'implantera mal et laissera la place aux mauvaises herbes.

 

Les mélanges de graines de gazon sont classés officiellement selon leur destination en quatre catégories : ornement, agrément, rustique et sport. Mais on peut en ajouter trois autres : ombre, Midi et bord de mer, regarnissage.

 

© www.map-photos.com/N. & P. Mioulane- Les gazons d'ornement : très fins, de croissance lente, ils donnent une pelouse compacte de la plus grande esthétique. On les appelait jadis « gazon anglais ». Ces gazons craignent le piétinement et nécessitent un entretien régulier, notamment désherbage, fertilisation et arrosage. Leur composition associe ray-grass anglais (maximum 30 %) très fin, fétuques rouges et agrostides. Certains mélanges de très haut de gamme n'utilisent que des fétuques.

 

© www.map-photos.com/C. Nichols- Les gazons d'agrément et de détente : on les appelle encore « gazons rustiques » ce qui exprime bien leur polyvalence. Ils constituent un bon compromis entre une esthétique agréable, une résistance correcte au piétinement et un entretien approximatif. Les mélanges courants associent ray-grass anglais (jusqu'à 50 %), pâturin des prés (au moins 1/3) et diverses fétuques.

 

- Les gazons pour terrains de sport : se caractérisent par leur excellente tenue au piétinement. Il faut privilégier ces mélanges si vous avez de jeunes enfants qui adorent faire des parties de ballon sur la pelouse. Pâturin des prés (minimum 20 %), fétuque élevée (jusqu'à 80 %) et ray-grass anglais entrent dans la composition de ces gazons.

 

- Les gazons pour l'ombre : généralement formulés sans ray-grass ou presque, ils se composent de divers pâturins et de fétuques rouges.

 

© www.map-photos.com/N. & P. Mioulane- Les gazons pour le Midi et le bord de mer : ils utilisent des espèces bien particulières qui résistent à la fois aux fortes températures et à la sécheresse, mais qui supportent mal le froid. C'est le cas des :

  - le gazon des Mascareignes (Zoysia tenuifolia) le feuillage très fin forme un tapis dense (hauteur 5 à 10 cm). Les rhizomes traçants envahissent lentement la totalité du sol.

  - le chiendent pied de poule (Cynodon dactylon) Cette graminée résiste à la sécheresse, accepte les sols médiocres, sensible au froid, forme un tapis très épais, résistant au piétinement.

  - le vrai Kikuyu (Pennisetum clandestinum) Cette graminée, disponible en graines, est très sensible au froid mais aussi très envahissante et assez exigeante en eau.

  - le faux Kikuyu (Stenotaphrum secundatum) Appelée aussi « herbe de Sainte Augustine », « herbe des buffles », c'est une herbe drageonnante qui forme des pelouses durables et résistant au piétinement. Ce gazon robuste à feuilles larges, se propage par des rhizomes vigoureux qui forment un matelas épais.

 

© www.map-photos.com/N. Pasquel- Les gazons de regarnissage : constitués principalement de ray-grass anglais, ils servent à donner une nouvelle jeunesse aux pelouses partiellement pelées, qui sont soumises à un piétinement intensif. On utilise en général des graines enrobées afin que la semence puisse germer sans problème, même si elle n'est pas complètement enterrée. Le semis a lieu obligatoirement en avril-mai.

 

 

 

 

Comment définir un « gazon de qualité » et sur quels critères le choisir ?

 

© www.map-photos.com/N. & P. MioulaneIl faut fuir les mélanges à très bas prix, car ils sont constituées de variétés de qualité moyenne et non des graminées les plus performantes issues des dernières recherches et sélections en la matière. En revanche, les gazons « Label Rouge » offrent l'assurance d'une haute qualité.

En choisissant des gazons fabriqués en France, les jardiniers ont la garantie de contrôles qualitatifs et d'une traçabilité parmi les plus strictes en Europe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'apporte la recherche en matière de gazon ?

 

© www.map-photos.com/N. & P. MioulaneLe lent et patient travail des sélectionneurs a permis ces dernières années des améliorations spectaculaires sur la résistance au piétinement, la rapidité d'implantation, la repousse plus faible et bien sûr la finesse des feuilles qui est primordiale pour l'aspect esthétique de la pelouse. Par exemple, les gazons d'aujourd'hui nécessitent de 25 à 35 % de tontes en moins que ceux d'il y a dix ans !

Dans les prochaines années, on devrait voir apparaître de nouvelles espèces telles que la canche gazonnante, le Koeleria, la fétuque élevée traçante qui jusqu'alors étaient considérées comme des mauvaises herbes ou des plantes fourragères. Mais les sélectionneurs sont en bonne voie pour leur donner un usage « gazon ».

 

 

 

Quelle est la meilleure période pour semer un gazon ?

 

© www.map-photos.com/N. PasquelL'époque idéale reste l'automne, c'est à dire de mi septembre à mi-octobre, car le sol est bien réchauffé et la germination du gazon plus rapide par conséquent. La jeune pelouse est moins gênée dans son développement par les mauvaises herbes. En effet, les adventices annuelles sont parvenues en fin de croissance et vont donc disparaître. D'autre part, il n'y a plus à cette époque et contrairement au printemps, de germination de mauvaises herbes dont les graines sont transportées par le vent ou les oiseaux. En semant un gazon en automne, le jardinier pourra profiter dès le printemps d'une pelouse déjà bien installée.

 

Le jeune gazon va profiter des pluies d'automne pour bien se gorger d'eau et s'enraciner profondément, à l'inverse de celui qui, né au printemps, devra affronter les chaleurs de l'été, tandis qu'il est encore tendre et pas encore bien étoffé. Toutefois, le semis est possible toute l'année, excepté en périodes de grand froid et de canicule.

 

Si la pelouse est abîmée, couverte de mauvaises herbes ou de mousse, est-on obligé de la refaire entièrement ?

 

© www.map-photos.com/N. & P. MioulaneDifférentes espèces de mousses peuvent envahir la pelouse. En règle générale, elles se manifestent sur un sol trop humide, acide ou à l'ombre. Taillez ou éclaircissez la ramure des arbres qui surplombent la pelouse, pour favoriser la diffusion de la lumière.

 

Il est certain que la méthode radicale consiste à retourner toute la surface pour créer une nouvelle pelouse. Mais il est aussi possible de procéder à une rénovation. Cette opération consiste à semer du gazon de rénovation après avoir opéré de la façon suivante :

 

Nettoyez la pelouse à rénover en appliquant un désherbant sélectif ou un produit anti-mousse. Laissez agir 15 jours, puis tondez en réglant la coupe aussi bas que possible.

 

Supprimez par une scarification les mousses, le feutrage, les chaumes, les mauvaises herbes tuées par l'herbicide. Ramassez-les soigneusement en passant une tondeuse munie d'un bac de ramassage, qui aura aussi l'avantage de recouper les racines qui dépassent et par conséquent d'uniformiser l'aspect général de la pelouse.

Semez le gazon de rénovation et recouvrez les graines de terreau. Passez le rouleau pour bien asseoir le semence au contact de la terre et favoriser la germination. Arrosez copieusement. Petit à petit, la pelouse devrait retrouver son bel aspect.

 

Quelle est le bon moment pour tondre la pelouse ?

 

© www.map-photos.com/N. PasquelD'avril à octobre, il faut tondre en moyenne une fois par semaine, ce qui assure un parfait entretien de la pelouse. Le plus important est que le gazon soit sec. Évitez la rosée du matin et les périodes pluvieuses afin que la tondeuse ne risque pas de « bourrer » et de hacher les brins d'herbe plutôt que les couper net.

 

Les coupes seront plus fréquentes au printemps et par temps pluvieux (tous les 4 à 5 jours), plus espacées et moins rases en été par temps chaud (tous les 10 à 15 jours). Une tonte régulière favorise le tallage, c'est-à-dire le développement en épaisseur de chaque touffe de graminée. la pelouse est plus fournie.

 

Réglez la hauteur de la tondeuse, de manière à ce qu'elle coupe au maximum le tiers de la hauteur du brin d'herbe ce qui évitera d'affaiblir la touffe de graminée.

 

Que faire pour éviter que la pelouse ne jaunisse ?

 

© www.map-photos.com/A. DescatUn jaunissement signale souvent un mauvais entretien (manque d'eau ou d'engrais, coupe trop rase, piétinement intensif, etc.). Le stolon, partie vitale de la graminée à gazon est endommagé ou souffre. L'emploi au printemps d'un engrais à action rapide après la tonte aide à faire reverdir le gazon. Un second apport d'engrais en automne (un produit à libération lente cette fois) permet au gazon de reconstituer ses réserves et de redémarrer avec plus de vigueur au printemps suivant.

 

Une lame de tondeuse mal affûtée coupe irrégulièrement la feuille de graminée, qui jaunit à l'extrémité. Le non ramassage des déchets de tonte lorsque la pelouse est drue, entraîne un étouffement du gazon qui jaunit, et favorise aussi l'apparition de maladies.

 

Durant les périodes de chaleur et de sécheresse, il faut arroser la pelouse deux à trois fois par semaine, de préférence le soir, à raison de 5 à 10 l d'eau par mètre carré (laissez l'arroseur tourner entre 15 et 20 minutes). Ne tondez pas trop court et n'apportez pas d'engrais sur une pelouse sèche.

 

L'urine animale, en particulier celle des chiennes ou des renardes, brûle vivement les graminées et peut être responsable de taches jaunes inesthétiques. Si vous surprenez l'animal en flagrant délit, versez aussitôt une grande quantité d'eau à cet endroit pour diluer l'urine et limiter les effets néfastes. Au quotidien, mieux vaut interdire la pelouse au chien, car il a tendance à revenir faire ses besoins toujours à la même place, ce qui abîme irrémédiablement le gazon. Pour réparer, supprimez le gazon sur 5 cm d'épaisseur, comblez le trou avec de la bonne terre puis posez une plaque de gazon.

 

Comment se débarrasser de la mousse qui envahit la pelouse ?

 

© www.map-photos.com/F. LamarqueLa présence de mousses dans le gazon indique un sol mal aéré, une exposition souvent ombragé e et un excès d'humidité. Les mousses se développant surtout dans les sols acides, n'hésitez pas à chauler la pelouse tous les deux ans au printemps.

 

Une scarification en septembre élimine les mousses de façon très efficace en les extirpant du sol. Il est alors conseiller d'effectuer un sablage à la suite de la scarification pour tenter d'alléger le sol. Dans les petits terrains, une aération avec des chaussures à semelle cloutées, un rouleau muni de dents ou une fourche bêche que l'on enfonce régulièrement dans le sol donne de bons résultats.

 

La lutte chimique contre les mousses se pratique de préférence en février-mars. Le produit le plus souvent utilisé est le sulfate de fer neige. Il roussit la mousse, mais aussi les dalles, les pierres et les éléments métalliques. Alors prudence lors de son application. Il existe aussi des engrais antimousses (avec sulfate de fer) et même des engrais désherbants antimousse. Attention, le sulfate de fer tend à acidifier le sol, ce qui provoque des conditions favorables à la réapparition de la mousse.

 

 

 

 

 

 

Comment donner une « nouvelle jeunesse » à la pelouse ?

 

© www.map-photos.com/N. & P. MioulaneSi la pelouse présente des nuances jaunes éparses et renferme de la mousse, procédez à une scarification.

 

Le passage du scarificateur dont les lames creusent des sillons superficiels, permet d'extraire les chaumes et le feutrage, c'est à dire les parties mortes (et donc jaunes) qui se forment à la base des touffes de gazon. La scarification favorise aussi la pénétration de l'eau dans le sol et donc la dissolution des engrais que les racines vont pouvoir puiser pour alimenter la touffe de graminée.

 

La scarification élimine aussi les mousses. Elle se pratique deux fois par an, au printemps et en fin d'été ou au début de l'automne, en passant le scarificateur une fois dans le sens de la longueur du terrain, puis de la largeur. Les matières extraites sont bien sûr ramassées soigneusement (elles peuvent être mises sur le tas de compost). Il existe de nombreux modèles de scarificateurs dans le commerce. Une scarification gagne à être complétée par un apport de terreau ou d'engrais organique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Que faire lorsque la pelouse est toute « cabossée » ?

 

© www.map-photos.com/N. PasquelIl convient de tenter d'aplanir les irrégularités du terrain en passant le rouleau par temps humide et systématiquement après chaque tonte. Le rouleau doit présenter des bords arrondis pour éviter de laisser des traces de son passage sur la pelouse. Le poids du rouleau doit pouvoir varier (remplissage avec de l'eau ou du sable) selon les configurations de terrain et le travail à effectuer.

 

Les petits creux et les bosses sont faciles à rectifier. Entreprenez cette tâche en avril - mai ou en septembre, quand le gazon pousse vite, afin que les « joints de placage » disparaissent en quelques jours. Après avoir entaillé et soulevé le gazon, ajoutez ou retirez de la terre selon les besoins. Lorsque la surface est bien reconstituée et de niveau, étalez par un balayage un mélange de terreau et de sable, puis arrosez pour favoriser une bonne reprise de ce « reprisage végétal ».

 

Dans le cas où le profil du sol est vraiment trop irrégulier, il faut envisager une rénovation complète.

 

Commencez par éliminer l'ancien gazon, en pulvérisant un désherbant foliaire systémique (à base de Glyphosate par exemple). Ce produit ne laissant aucun résidu dans le sol, vous pouvez entreprendre la remise en culture seulement 3 à 5 semaines après son application (le temps qu'il ait agi). Ratissez toute l'herbe qui aura été brûlée par le produit. Procédez au nivellement du terrain, en arasant les bosses, la terre récupérée servant à boucher les trous. Au besoin faites un apport de terreau pour homogénéiser toute la surface. Passez le scarificateur pour décompacter superficiellement le terrain. Semez le gazon sans aucune autre préparation et recouvrez les graines avec du terreau fin. Roulez pour obtenir en final une surface bien lisse. Arrosez généreusement.

 

Comment réparer les dégâts des taupinières et des vers de terre ?

 

© www.map-photos.com/P. FauchèreLes monticules de terre dénaturent l'esthétique de la pelouse et les jardiniers cherchent toujours la solution miracle pour éloigner les taupes. Les pièges pyrotechniques semblent constituer la meilleure solution à l'heure actuelle, avec les cartouches que la taupe fait exploser involontairement en évacuant la terre de ses forages. Mais une fois les dégâts apparents, il faut araser la taupinière et en évacuer la terre, sans la disperser sur la pelouse pour ne pas étouffer les graminées. Cette terre légère, friable est très propice à l'utilisation pour les rempotages. Tassez bien le sol à l'endroit où se trouvait la taupinière, puis semez du gazon de regarnissage ou de rénovation et arrosez généreusement. Vous pouvez également effectuer une « reprise » avec de la pelouse en plaque.

 

Comme pour les taupinières, la terre des fourmilières doit être évacuée. Il existe de nombreux produits anti-fourmis, les plus efficaces étant des gels sucrés conditionnés dans des boîtes, qui évitent tout contact avec le produit, seules les fourmis pouvant pénétrer dans le piège par de toutes petites ouvertures. Vous pouvez aussi dégager la fourmilière et l'arroser avec une vingtaine de litres d'eau bouillante.

 

Balayez aussi les déjections des vers de terre (turricules). La terre très fine et riche en matière organique qu'ils rejettent favorise l'apparition de mauvaises herbes. Dispersez ces petits monticules, en passant sur le gazon un balai à poils durs. Intervenez toujours avant la tonte, sinon la lame de la tondeuse risque de s'émousser et de projeter des éclaboussures de terre.

 

Quelles sont les périodes favorables pour rénover la pelouse ?

 

Il est conseillé d'agir à deux époques bien distinctes :

En mars/avril pour éliminer les mousses et les mauvaises herbes par des désherbages sélectifs.

Entre début septembre et mi-octobre pour effectuer les nouveaux semis

 

Quelles sont les interventions à réaliser sur la pelouse après l'été ?

 

Septembre

Tondez et arrosez une fois par semaine. Appliquez un engrais anti-mousse gazon sur un sol humide. C'est une très bonne époque pour semer les nouvelles pelouses. Roulez après chaque tonte. Aérez les pelouses très denses ou compactées. Scarifiez une seconde fois. Découpez les bordures le long des allées et des massifs.

 

Octobre

Dernière tonte vers le 10 ou 15 du mois. Terreautez les pelouses très jaunes après les avoir scarifiées. Ramassez les feuilles mortes. Traitez contre la mousse. Apportez un engrais d'automne. Éliminez les champignons, s'il y en a qui poussent dans la pelouse. Plantez des bulbes qui vont se naturaliser.

 

Novembre

Ramassez les feuilles mortes. Terminez les scarifications. Retournez les vieilles pelouses en incorporant le gazon dans le sol et en apportant un engrais de fond. Balayez les déjections des vers de terre. Rectifiez les creux et bosses de la pelouse, réparez les zones abîmées pendant l'été.

 

Décembre

Préparez le sol des parcelles qui vont être renouvelées ou transformées en pelouse au printemps. Ne piétinez pas la pelouse par temps très humide ou lorsque le sol est gelé. Posez des planches en surface pour disposer d'un passage si vous devez traverser régulièrement la pelouse. Faites réviser la tondeuse à gazon. Il est impératif de changer chaque année la bougie, le filtre à air et l'huile (vidange). Faites affûter et rectifier la lame. Graissez les roues et les articulations.

 

Ce dossier technique a été élaboré par les experts de la commission Pelouse de l'association Promojardin avec la participation des sociétés Barenbrug, John Deere, Outils Wolf, Oxadis et du GNIS (Groupe national interprofessionnel des semences et plantes).

 

© www.map-photos.com/N. Pasquel

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