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Plantez à l’automne les arbres, les arbustes et les rosiers

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© www.map-photos.com/N. & P. Mioulane Plantés à l'automne, arbres et arbustes s'installeront au jardin sans le moindre stress et en prenant leur temps. C'est l'occasion de leur assurer une meilleure implantation et même pour les fruitiers de gagner une année de récolte. Ayant eu le temps de bien s'installer pendant l'hiver, ils porteront des fruits dès l'année prochaine.

 

Si de mauvaises conditions climatiques vous empêchent de planter immédiatement les arbres achetés, mettez-les en jauge pour éviter aux racines de se dessécher. Creusez une tranchée, posez dedans les arbres en biais ou debout, et recouvrez les racines de sable, de tourbe blonde ou de terre meuble.  S'il gèle, protégez avec des paillassons ou un voile d'hivernage.

 

Si vous ne plantez pas tout de suite les rosiers à racines nues que vous venez d'acheter, gardez-les en jauge pour empêcher le dessèchement des racines : enterrez-les, branches comprises dans du sable ou de la tourbe, en lissant dépasser de 5 cm l'extrémité des pousses. S'il fait très froid, couvrez-les d'un tunnel plastique ou d'un voile d'hivernage.

 

Si les rosiers sont présentés sous pochette plastique, leurs racines sont protégées par un manchon d'un mélange tourbeux humide. Vous pouvez les garder ainsi quelques jours, au frais dans le garage ou dans le cellier.

 

Préparez les trous de plantation à l'avance

N'attendez pas le dernier moment pour préparer le terrain. Dès que votre décision d'installer un nouvel arbre ou un arbuste est prise, désherbez et ameublissez soigneusement le sol, et creusez un trou assez grand : jusqu'à 1 m de côté ou de diamètre et 80 cm de profondeur pour un arbre, 60 cm de côté et 50 cm de profondeur pour un arbuste, 40 cm de diamètre et 50 cm de profondeur pour un rosier. Laissez ce trou à l'air libre quelques jours, ou même deux ou trois semaines, pour que le sol puisse bien s'aérer en profondeur et profiter d'un ameublissement naturel.

 

Si vous devez planter dans un emplacement ayant déjà accueilli des rosiers, renouvelez complètement la terre, par un mélange de terre végétale, de terreau pour rosiers et d'amendement organique. C'est important car les rosiers émettent des toxines dans le sol, qui peuvent nuire au développement de nouvelles variétés.

 

© www.map-photos.com/F. StraussAmeublissez et enrichissez la terre

Émiettez la terre qui a été retirée du trou. Débarrassez-la des cailloux, des morceaux de racines et autres débris. Si le sol d'origine est lourd et collant, mélangez-le en quantités égales avec du sable de rivière grossier, de la tourbe et un fertilisant organique à base de fumiers et d'algues.

 

Dans une terre plutôt légère et sableuse, incorporez seulement l'amendement organique, dans une proportion de deux tiers de terre pour un tiers d'amendement. Cette opération permettra un enrichissement du sol en micro-organismes, qui mettront à disposition des racines les éléments nutritifs nécessaires pour bien nourrir la plante. En effet, sans une activité microbienne intense, les éléments minéraux du sol restent souvent indisponibles pour les végétaux qui en ont besoin pour se nourrir.

 

R© www.map-photos.com/F. Straussemplissez le fond du trou et enfoncez un tuteur en place

Le jour de la plantation, si l'arbre mesure plus de 1 m, installez à l'avance un tuteur. Vous pourrez ainsi vérifier sa stabilité et vous ne risquerez pas d'abîmer les racines en l'enfonçant dans le sol après la plantation.

Jetez de la terre au fond du trou pour qu'elle forme un dôme. Il faut que la partie supérieure des racines de l'arbre ou de l'arbuste se trouve à une dizaine de centimètres de profondeur ou que la partie superficielle de la motte du conteneur affleure le sol ou soit recouverte de 3 cm. Une planche ou un manche d'outil posé en travers du trou, vous permettra d'apprécier la bonne profondeur.

 

Si la plante est greffée (rosier, fruitier), le bourrelet de greffe devra se trouver tout au plus entre 3 et 5 cm sous le niveau du sol.

 

Hab© www.map-photos.com/N. Pasquelillez les racines et les branches

Si l'arbre ou l'arbuste est présenté à racines nues, ce qui est fréquent chez les fruitiers et les rosiers, taillez les racines pour éliminer les parties abîmées ou mal positionnées, équilibrer leur longueur et en rafraîchir l'extrémité. Cette intervention va favoriser une bonne ramification de racine principales, tout en provoquant le départ de nombreuses radicelles. Dans le jargon des jardiniers, on parle « d'habiller » les racines.

Une fois la plante mise en place, taillez les plus grandes branches pour équilibrer la ramure, éliminer les pousses en excès ou en surnombre. Ne les réduisez pas de plus d'un tiers de leur longueur.

 

© www.map-photos.com/N. PasquelPralinez les racines

Plongez les racines dans un pralin. Il s'agit d'une bouillie organique qui forme une enveloppe superficielle sur les racines, les empêche de se dessécher et facilite leur bonne reprise en terre. Fabriqué autrefois avec de la bouse de vache et de la terre glaise, le pralin se prépare maintenant à partir de produits du commerce à diluer dans l'eau, ou à défaut, en mélangeant dans un seau d'eau un peu de terre et une pincée d'engrais organique.

 

 

 

 © www.map-photos.com/PasmiouHumidifiez bien la motte

Si l'arbre ou l'arbuste est présenté en conteneur, dégagez la motte en frappant le pot tout autour, puis faites-la tremper dans un seau d'eau, jusqu'à ce qu'il ne s'échappe plus de bulles d'air. Ceci indique alors que la terre est bien réhydratée. Procédez de même si la plante a été vendue en motte enveloppée d'un filet.

 

 

 

 

 

© www.map-photos.com/F. StraussSi les racines sont très emmêlées et forment ce que l'on appelle un « chignon », passez dessus la lame du sécateur pour les libérer et leur permettre de bien redémarrer une fois en terre. Vous pouvez aussi les dégager de la motte et les étaler régulièrement dans toutes les directions, bien au contact du sol. un gros chignon de racines qui occupe toute la partie inférieure de la motte, sera éliminé.

 

 

 

 

© www.map-photos.com/F. StraussMise en place

Positionnez la plante au milieu du trou et disposez les racines en position naturelle, bien étalées tout autour ou posez la motte à plat sur la terre. Plantez bien droit, pour ne pas risquer de ralentir la végétation et pour éviter de former une plante torve.

 

Remplissez le trou avec le reste de la terre, en faisant bien glisser les particules entre les racines. Il ne faut pas laisser de poches d'air. Tassez avec la main ou le pied, mais sans trop compacter le sol. Creusez une petite cuvette au pied de l'arbre ou de l'arbuste et arrosez abondamment (au moins 10 l par arbuste, le double pour un arbre).

 

© www.map-photos.com/F. StraussAttendez deux ou trois jours pour attacher le tronc le long du tuteur. Utilisez un lien assez souple, par exemple une cordelette de chanvre ou du métal capitonné de mousse, pour ne pas blesser l'écorce de l'arbre.

 

 

Pour les rosiers, formez une petite butte de terre légère pour protéger du froid le point de greffe qui se trouve au niveau du sol. Vous dégagerez ce dernier dès le retour du printemps. Vous pouvez aussi pailler le sol sur 5 à 10 cm d'épaisseur pour servir de protection. De la paille hachée, de la tourbe blonde, du mulch d'écorce, des coques de cacao ou de la paillette de chanvre conviennent bien.

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