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122 VILLES D’ÎLE-DE-FRANCE « ZÉRO PESTICIDE »

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Vendredi 4 avril dernier, Natureparif a publié un état des pratiques des collectivités franciliennes en matière d'utilisation des produits phytosanitaires. L'objectif « zéro pesticide » est développé depuis 2011 par l'Agence régionale de la nature et de la biodiversité en Île-de-France : Natureparif. Il a pour but de valoriser les communes, les intercommunalités et les départements qui se sont engagés dans une démarche d'arrêt total ou partiel de l'usage des pesticides sur les espaces dont ils ont la responsabilité directe ou indirecte.

 

Au 1er mars 2014, l'outil cartographique « zéro pesticide » dénombre ainsi que sur les 1 281 collectivités que compte l'Île-de-France, seules 9,5 % d'entre elles, soit 122 communes, n'utilisent plus de pesticides sur le territoire dont elles ont la gestion. Cela montre la difficulté qu'il y a d'appliquer efficacement ce programme en pratique.

 

Le nombre de localités « zéro pesticide » reste très faible, alors même que la réglementation française rend quasiment impossible l'usage des produits phytosanitaires sur la voie publique. En effet, la législation actuelle (arrêtés du 12 septembre 2006 et du 27 juin 2011) interdit l'usage de la plupart des produits de traitement à proximité des établissements scolaires ou de santé et oblige à des mesures drastiques d'information et d'éviction du public des zones traitées.

 

Toutefois, rien que sur les cimetières et la voirie, plus de la moitié des collectivités franciliennes utilisent encore des produits chimiques. Or, les conséquences sont non seulement sanitaires mais aussi économiques puisque le coût de la dépollution de l'eau potable pour en supprimer les résidus de pesticides est estimé jusqu'à 360 millions d'euros par an en France (source Commissariat général au développement durable, CGDD).

 

Par ailleurs, les différentes listes rouges et états de santé de la biodiversité francilienne publiés par Natureparif depuis 2010 alertent sur le rôle important joué par les pesticides, mais aussi la disparition des habitats naturels et leur fragmentation, dans la dégradation de la nature et la disparition quasi définitive de certaines espèces animales et végétales. Par exemple, le Tarier des prés, oiseau inféodé aux milieux agricoles, est particulièrement touché par la raréfaction de grands insectes auxiliaires des cultures.

 

Les collectivités peuvent bénéficier de soutiens financiers et techniques spécifiques pour modifier leurs pratiques. Pour le conseil Régional, certains financements ne sont ouverts qu'aux collectivités qui s'engagent à lutter contre l'utilisation des produits phytosanitaire.

 

Les collectivités engagées dans le changement de pratiques peuvent s'appuyer sur le CNFPT (Centre national de la fonction publique territoriale) qui soutient le zérophyto, en proposant une offre de formation harmonisée, bâtie à partir des retours d'expériences de collectivités engagées de longue date.

www.naturparif.fr

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