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5ème rapport  du GIEC

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Organe de l'ONU, le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) évalue depuis plus de 30 ans l'état des connaissances sur l'évolution du climat, ses causes, ses impacts. Le Giec a dévoilé son nouveau rapport le 9 août. 4000 pages à digérer...  

Nous avons lu pour vous la synthèse à l'intention des décideurs.

 

Le réchauffement du système climatique est sans équivoque et, depuis les années 1950, beaucoup de changements observés sont sans précédent depuis des décennies voire des millénaires. L'atmosphère et l'océan se sont réchauffés, la couverture de neige et de glace a diminué, le niveau des mers s'est élevé et les concentrations des gaz à effet de serre ont augmenté.

Chacune des trois dernières décennies a été successivement plus chaude à la surface de la Terre que toutes les décennies précédentes depuis 1850.

Le réchauffement océanique constitue l'essentiel de l'augmentation de la quantité d'énergie emmagasinée au sein du système climatique et représente plus de 90 % de l'énergie accumulée entre 1971 et 2010.

Au cours des deux dernières décennies, la masse des calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique a diminuée, les glaciers de presque toutes les régions du globe ont continué à se réduire et l'étendue de la banquise Arctique et celle du manteau neigeux de l'hémisphère Nord au printemps ont continué à diminuer.

Depuis le milieu du XIXe siècle, le rythme d'élévation du niveau moyen des mers est supérieur au rythme moyen des deux derniers millénaires.

Les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone, de méthane et de protoxyde d'azote ont augmenté pour atteindre des niveaux sans précédent depuis au moins 800 000 ans. La concentration du dioxyde de carbone a augmenté de 40 % depuis l'époque préindustrielle. Cette augmentation s'explique en premier lieu par l'utilisation de combustibles fossiles et en second lieu par le bilan des émissions dues aux changements d'utilisation des sols. L'océan a absorbé environ 30 % des émissions anthropiques de dioxyde de carbone, ce qui a entraîné une acidification de ses eaux.

On détecte l'influence des activités humaines dans le réchauffement de l'atmosphère et de l'océan, dans les changements du cycle global de l'eau, dans le recul des neiges et des glaces, dans l'élévation du niveau moyen mondial des mers et dans la modification de certains extrêmes climatiques.

À la fin du XXIe siècle, l'augmentation de la température à la surface du globe sera probablement supérieure à 1,5 °C par rapport au XXe siècle.

Le contraste des précipitations entre régions humides et régions sèches ainsi qu'entre saisons humides et saisons sèches augmentera, bien qu'il puisse exister des exceptions régionales.

De la chaleur sera absorbée à la surface et pénètrera jusqu'à l'océan profond, perturbant la circulation océanique.

L'étendue et l'épaisseur de la banquise Arctique continueront à diminuer, de même que l'étendue du manteau neigeux de l'hémisphère Nord au printemps, au fur et à mesure de l'augmentation de la température moyenne à la surface du globe. À l'échelle mondiale, les glaciers continueront de perdre de leur volume.

Le niveau moyen mondial des mers continuera à s'élever à un rythme plus rapide que celui observé entre 1971 et 2010, en raison du réchauffement accru de l'océan et de l'augmentation de perte de masse des glaciers et des calottes glaciaires.

Le changement climatique affectera les processus liés au cycle du carbone d'une manière qui amplifiera l'accroissement du CO2 atmosphérique. Le phénomène d'acidification de l'océan augmentera, puisque celui-ci continuera de piéger du carbone.

Pour limiter le changement climatique, il faudra réduire notablement et durablement les émissions de gaz à effet de serre.

 

Source : Cinquième Rapport d'évaluation du GIEC - Rapport GIEC – Résumé à l'intention des décideurs

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