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À PARIS, MORT AUX RATS !

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La présence de rats en grand nombre dans l'espace urbain pose des problèmes sanitaires, esthétiques et économiques,  suscitant des désagréments pour les Parisiens et les touristes. Pour faire face à cette problématique, la ville de Paris a lancé, début décembre, un plan d'action de grande ampleur visant à enrayer l'augmentation récente de la présence de rats dans l'espace public parisien.

Un plan d'action immédiat et ciblé est déployé car éradiquer complètement l'existence de ces rongeurs s'avère impossible. L'objectif de la ville est donc de réduire significativement leur présence en empêchant les rats de sortir des égouts, en éliminant progressivement les rongeurs dans les parties en sous-sols des immeubles bâtis et dans les zones faisant l'objet de travaux et en ciblant drastiquement la population de rats indépendants des égouts, qui vivent en surface.

Dans les parcs et jardins de la ville, les zones les plus touchées ont commencé par être clôturées et de nouveaux pièges, ne présentant pas de risque pour l'environnement, vont être expérimentés. Le protocole d'intervention se déploie en plusieurs temps : fermeture des squares pour la durée des opérations de dératisation ; pose de boîtes sécurisées contenant des appâts anticoagulants ; évaluation visuelle de la consommation des appâts et comptage/élimination des cadavres ; rebouchage des terriers.

Les zones les plus touchées vont être clôturées et il sera procédé à une surveillance adaptée du site. Ce plan d'action immédiat se poursuivra dans les semaines à venir avec une série d'opérations « coup de poing » sur les autres sites infestés.

 Un programme d'action de long terme est parallèlement mis en œuvre afin de réduire au maximum la menace de retour des rats après la dératisation initiale effectuée. Il comprend :

• L'installation de corbeilles inaccessibles aux rats,

• L'adaptation des horaires de passage des agents de la Direction de la propreté et de l'environnement (DPE) afin d'éviter que des déchets restent sur dans l'espace public sur de trop longues périodes,

• Des actions de communication incitant le public à adopter des comportements adaptés (pas de nourrissage, dépôt des déchets alimentaires dans les corbeilles prévues à cet effet, vigilance lors de pique-nique, etc.)

• La multiplication des rondes effectuées par la brigade de lutte contre les incivilités, le nourrissage et l'abandon de déchets ; le déploiement d'agents en renfort si nécessaire.

L'importance de ces mesures montre que le recours aux solutions chimiques qui ont fait leurs preuves s'avère toujours nécessaire face à la pression des bioagresseurs. Les autorités seraient bien inspirées d'étudier le cas de la capitale, pourtant au premier rang de la communication en matière d'écologie, afin d'assouplir les mesures prises en matière de produits phytosanitaires et qui risquent de conduire à  moyen terme à des situations similaires face aux ravageurs et aux maladies des plantes.

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