Evénements

GRAVE MENACE SUR LES PRODUITS PHYTOSANITAIRES

Facebook Twitter LinkedIn
Imprimer

Mardi 19 novembre à 23 heures, le Sénat a adopté en première lecture par 192 voix pour et 4 voix contre, la proposition de loi Labbé portée au nom du groupe écologiste et visant à : « mieux encadrer l'utilisation des produits phytosanitaires sur le territoire national ». L'auteur de la proposition de loi est Joël Labbé, sénateur du Morbihan et Maire de la commune de Saint-Nolff, qui estime qu'il s'agit de : « un texte essentiel pour la santé et l'environnement. Le zéro phyto sera bientôt la règle, et non plus l'exception.

 

C'est toute la population qui en profitera en termes de santé publique ».
La proposition de loi interdit, à compter du 1er janvier 2020, aux personnes publiques : État (parcs nationaux), régions (parcs naturels régionaux…), communes, départements, groupements ainsi que les établissements publics, propriétaires d'un domaine public ou privé, d'utiliser des produits phytosanitaires, à l'exception des produits de bio-contrôle et des substances reconnues comme à faible risque, pour l'entretien des espaces verts, des forêts et des promenades.
Par ailleurs, la loi Labbé prévoit l'interdiction de la vente des produits phytosanitaires aux particuliers, à compter du 1er janvier 2022.


Il est bien certain que ces lois qui, fort heureusement, sont encore loin d'être votées, constituent une menace importante pour l'économie du jardin d'amateur. Une fois de plus les particuliers sont la cible de visées politiques clairement affichées comme on peut le constater à la lecture des propos suivants qui figuraient dans le communiqué publié par le groupe EELV du Sénat :
« Cette mesure constitue également une forte avancée sanitaire et environnementale, de très nombreux jardiniers particuliers utilisant aujourd'hui des produits reconnus scientifiquement comme toxiques, sans être suffisamment informés des risques qu'ils représentent pour l'environnement, pour leur santé et celle de leur famille. »
Pour Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique et rapporteur pour la Commission du développement durable : « il y a un enjeu fort d'information et de sensibilisation des citoyens et des élus, et cette proposition de loi « amènera un changement de paradigme de notre action sur la nature. Elle porte symboliquement la volonté collective d'un rapport plus apaisé à notre environnement ».
Pour Marie-Christine Blandin, sénatrice du Nord et oratrice pour le groupe écologiste : « Que le promoteur d'un traitement naturel comme le purin d'orties soit condamnable s'il ne s'est pas acquitté d'expertises dépassant les 200 000 euros est une aberration dont nous allons enfin sortir ». En effet, cette proposition de loi demande avant le 31 décembre 2014 un rapport gouvernemental qui étudiera les freins juridiques et économiques qui empêchent le développement de la fabrication et de la commercialisation des produits de bio-contrôle et dits à faible risque, et en particulier les Préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP).
Il est sûr que Promojardin s'engagera aux côtés des autres organisations professionnelles concernées pour qu'une telle mesure ne puisse pas aboutir dans les termes énoncés et que les jardiniers amateurs ne fassent pas une fois de plus les frais d'un écologisme à vitesse variable.

Haut de page