Evénements

JOURNÉE MONDIALE DES ZONES HUMIDES LE 2 FÉVRIER

Facebook Twitter LinkedIn
Imprimer

©www.map-photos.com – Alain Guerrier

Chaque année, la Journée Mondiale des Zones Humides (JMZH) est célébrée le 2 février. L'édition 2016, intitulée : « Les zones humides pour notre avenir : modes de vie durables », a pour but de sensibiliser les citoyens à la valeur patrimoniale et environnementale de ces réservoirs de vie et de biodiversité que sont les lacs, les étangs, les marais, les tourbières, les prairies humides, les lagunes, les mangroves, les deltas, les baies, les rives de lacs et de rivière. Ils constituent des zones de grande fragilité dans l'écologie mondiale

Pour l'occasion la LPO (Ligue pour la protection des Oiseaux), l'Onema (Office national de l'eau et des milieux aquatiques), la Société nationale de protection de la nature et l'eau d'Évian (groupe Danone) proposent des centaines d'animations partout en France pendant plusieurs semaines.

Abritant une multitude d'espèces animales et végétales en interaction, les milieux humides jouent un rôle de premier plan et rendent de nombreux services à l'humanité. Ils rechargent les eaux souterraines, purifient celles en surface, résorbent et atténuent les crues ainsi que les sécheresses. Ces espaces naturels protègent les berges et les rivages de l'érosion, et les côtes des tempêtes. 50 % des espèces d'oiseaux vivant en France dépendent de ces milieux ; 30% des espèces végétales y sont inféodées.

Terres vivantes, les milieux humides sont également des pivots de développement économique et dépositaires de valeurs culturelles. Trop souvent considérés comme des friches, ils connaissent d'importants bouleversements dus notamment à l'utilisation inconsidérée des sols dans un but d'expansion de l'agriculture intensive ou d'exploitation du bois. Le détournement de l'eau par les barrages, les digues et les canalisations, mais aussi la pollution de l'eau par des résidus chimiques ou les nitrates (qu'ils soient d'origine organique ou chimique) nécessitent des actions de protection.

Des études australiennes récentes montrent que 64 % des zones humides ont disparu depuis 1900, réduisant l'accès à l'eau douce pour un à deux milliards de personnes. Depuis 1970, le phénomène a entraîné la disparition de 76 % des espèces sauvages d'eau douce. Une disparition complète de ces territoires engendrerait d'importants changements climatiques. N'absorbant plus les précipitations et ne fixant plus le littoral, les zones humides libèreraient aussi une importante quantité de carbone (on estime par exemple que les tourbières retiennent 30 % du carbone stocké en milieu terrestre).

Concilier développement économique et préservation des zones humides, compte désormais parmi les objectifs de développement durable des Nations Unies.

 

En illustration : les marais salants de Guérande.

Haut de page