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LA BATAILLE DU GLYPHOSATE FAIT RAGE

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©photo : www.map-photos.com - N. & P. Mioulane

Devançant les décisions de la Commission européenne qui devait se prononcer les 18 et 19 mai, pour ou contre la réhomologation du glyphosate au sein de l'Union européenne pour les neuf prochaines années, la Ministre de la Santé, Marisol Touraine, a déclaré clairement le mercredi 18 mai dans la matinée que le glyphosate ne serait plus autorisé en France. Elle a affirmé que : « La France considère que c'est un perturbateur endocrinien ». Ces propos ont de quoi surprendre dans la mesure où l'Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a au contraire considéré dans un avis daté de février dernier qu'il est : « peu probable que le glyphosate ait un effet potentiel sur la perturbation endocrinienne ». Cet avis rejoint d'ailleurs les conclusions de son homologue européen l'EFSA. Cette position est renforcée par la publication le 16 mai dernier d'un rapport conjoint de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) concluant qu'il était : « peu probable que le glyphosate provoque un risque cancérogène chez les humains qui y seraient exposés par l'alimentation ». Le désaveu public des expertises scientifiques de nos propres institutions et d'organismes internationaux des plus crédibles, montre bien que « la bataille du glyphosate » et des produits phytosanitaires en général repose uniquement sur une stratégie politique et non sur des arguments scientifiques valables. Au final, pour de simples raisons dogmatiques, ce sont les utilisateurs (dont les jardiniers amateurs) qui seront pénalisés et notre marché défavorablement impacté.

 

 

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