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LANCEMENT DE L’OBSERVATOIRE DE LA FREQUENTATION DES COMMERCES

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CrĂ©Ă© pour permettre aux enseignes de disposer d'un indicateur supplĂ©mentaire, en plus des chiffres d'affaires et loyers dĂ©jĂ  suivis, l'Observatoire a pour vocation de suivre la frĂ©quentation des diffĂ©rentes polaritĂ©s commerciales (centres commerciaux, rues
). Ce nouvel outil de mesure vient d'ĂȘtre lancĂ© par la fĂ©dĂ©ration Procos, en partenariat avec la sociĂ©tĂ© Stackr, expert dans la collecte, l'analyse et la transformation de donnĂ©es physiques en donnĂ©es digitales dans le commerce de dĂ©tail depuis 20 ans. Les deux structures partenaires disposent d'expertises complĂ©mentaires, Procos pour l'analyse de la ville, du commerce et des polaritĂ©s commerciales ; Stackr en matiĂšre de comptage piĂ©tons (avec plus de 13.000 sites connectĂ©s).

L'étude de la fréquentation en magasin est un paramÚtre primordial dans l'analyse de l'activité commerciale car plusieurs éléments interfÚrent entre fréquentation et performance : le taux de transformation (la part des visiteurs qui deviennent clients), le panier moyen (la valeur de l'achat effectué par un client) et l'inflation (qui fait augmenter mécaniquement les chiffres de vente).

La fréquentation de chaque point de vente est bien sûr liée au flux passant devant un magasin mais elle s'en différencie pour plusieurs raisons. Le taux de captation (part du flux devant boutique qui entre réellement dans le point de vente), la multi-fréquentation, ou les horaires d'ouvertures et de fermetures des points de vente, sont autant d'éléments qui impactent la fréquentation des magasins et créent des écarts avec le flux passant.

L'analyse des premiers rĂ©sultats montre une baisse tendancielle forte de la frĂ©quentation des magasins depuis 5 ans. En 2017, elle est restĂ©e faible (- 1 %) aprĂšs une annĂ©e 2016 difficile (- 6,1 %) liĂ©e en partie aux attentats en province. Seule l'Île-de-France voit ses frĂ©quentations augmenter timidement (+ 0,7 % dans Paris, + 0,5 % en pĂ©riphĂ©rie).

Tous les emplacements ne connaissent pas les mĂȘmes Ă©volutions, la baisse Ă©tant plus forte dans les centres-villes rĂ©unissant seulement de 150 Ă  250 magasins. Les petites agglomĂ©rations sont les plus impactĂ©es par la chute de frĂ©quentation. Les galeries marchandes de pĂ©riphĂ©rie rĂ©sistent un peu mieux avec une lĂ©gĂšre contraction (- 0,8 %).

L'observation du détail mensuel est contrastée. Grùce à ses conditions météorologiques printaniÚres, février 2017 a été trÚs positif (surtout en centre-ville). L'été a été globalement dynamique, mais il suivait un historique 2016 trÚs défavorable. Octobre et juin ont été trÚs difficiles, l'année se terminant sur un mois de décembre à - 8,0 % tous lieux de commerce confondus.

www.procos.org

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