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LE MARCHÉ DU BRICOLAGE SELON UNIBAL

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Association « cousine » de Promojardin, qui d'ailleurs utilise les services de la même chargée d'études, Juliette Lauzac, Unibal a récemment présenté les résultats concernant le marché 2014 du bricolage. Représentant un chiffre d'affaires de 24,8 milliards d'euros, il affiche une hausse de 0,8 %, liée principalement à l'accroissement des surfaces commerciales et à la hausse de la TVA. Notez que, contrairement au jardin, on observe un certain lissage de l'activité puisque d'un mois à l'autre le chiffre d'affaires varie de 7 à 9 %.

Le marché a été impacté par la baisse de la construction des logements neufs (381 000 permis de construire en 2014) et par la chute du secteur de la maison individuelle (- 43 % en quatre ans pour seulement 99 000 unités en 2014). L'ancien résiste, même si le nombre des transactions est passé de 810 000 en 2007 à environ 700 000 aujourd'hui.

En 2014, le chiffre d'affaires des GSB a progressé de 1,3 % tandis que leur parc s'est étendu de 1 %. Conséquence de la course à la taille critique des points de vente, 50 % du chiffre d'affaires des GSB est généré par 34 % des surfaces, à savoir les magasins de plus de 10 000 m2 qui réalisent un chiffre d'affaires au mètre carré de 3 678 €, en hausse de 0,9 %. Les points de vente plus de 4 000 m2 occupent 42 % de la surface totale des GSB, mais ils représentent seulement 19 % de la valeur du marché. Les magasins de + 2 000 m2 détiennent 42 % des surfaces de vente, mais ils ne réalisent que 26 % du chiffre d'affaires global, avec un CA/m2 de 1 544 €, quasiment stagnant à + 0,6 %.

Réalisant un chiffre d'affaires de près de 19 milliards d'euros, les GSB réalisent 77 % des ventes (69 % il y a 10 ans). Ce type de distribution prend de la distance au fil des ans puisque le deuxième acteur, le négoce (ventes au grand public) recule de 1,6 %, à 4 Md€. Sa part de marché est descendue à 16 % contre 20 % avant la crise de 2008.

Les GSA ne représentent plus qu'une part de marché de 2 % sur ce secteur (0,6 Md€), avec des ventes qui ont chuté de 9,2 % en 2014. Les magasins traditionnels (moins de 300 m2) maintiennent leur position à 0,7 Md€ (3 %). Le e-commerce (hors sites des spécialistes du bricolage) fait un bond de 20 % mais son poids reste encore très faible.

Leroy Merlin détient à lui seul le quart des ventes du marché global du bricolage avec une avance de dix points sur le numéro deux Castorama (14 %). Toutefois, les enseignes de Kingfisher reprennent de la superbe, puisque Castorama et Brico Dépôt (11 %) s'octroient 25 % des ventes (CA de 5,3 milliards d'euros). De son côté le groupe Adeo avec Leroy Merlin, Weldom (3 %) et Bricoman (2 %) totalise 29 % de l'activité, réalisant un CA de 7,3 milliards d'euros. Plus de la moitié des ventes du secteur bricolage passe par les caisses de l'un de ces deux groupes !

www.unibal.org

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