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LE SÉNAT STATUE SUR L’AVENIR DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES

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©Photo : www.map-photos.com - N. & P. Mioulane

Du 10 au 12 mai, les sénateurs ont examiné en seconde lecture le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Selon un communiqué de l'UPJ (Union des entreprises pour la Protection des Jardins et des espaces publics), l'article 51 a été modifié pour permettre aux produits phytosanitaires UAB (Utilisables en Agriculture Biologique) de continuer à être vendus en libre service après 2017.

Pour le secteur jardin, la décision du Sénat représente une grande avancée. Toutefois, l'UPJ regrette de n'avoir été que partiellement entendue, puisque les produits à faibles risques n'ont pas été englobés dans cette décision. Ces derniers devront être stockés sous clef, tandis que la cohérence voudrait que les deux types de produits bénéficient du même traitement, dans la mesure où les seconds ne génèrent pas plus d'impact écologique que les premiers.

Depuis bientôt 2 ans, l'UPJ demande à rencontrer la Ministre de l'Environnement, Madame Ségolène Royal, un rendez-vous que l'association a enfin récemment obtenu. Bien que la rencontre n'aura lieu qu'après la clôture des débats parlementaires, Promojardin s'associe à l'UPJ dans l'espoir qu'il sera favorable aux jardins et espaces publics. Le temps de la reconversion est venu et les professionnels ne remettent plus en cause la volonté d'abandonner les phytosanitaires dans les parcs et les jardins.

Il faut toutefois constater que depuis l'an 2000, sur les 18 nouveaux ravageurs (bactérie, insecte, champignon, etc.) recensés dans les zones non agricoles, 10 n'ont aucune mesure de gestion réglementaire et 4 nécessitent une lutte obligatoire. Or, il est important de savoir qu'il faut en moyenne 10 ans pour développer un nouveau produit. À l'heure actuelle, il n'est pas envisageable de faire appel uniquement aux produits naturels pour la protection des plantes.

www.upj.fr

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