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LE VÉGÉTAL DANS LA CAMPAGNE DES MUNICIPALES

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Photo : www.map-photos.com - N. & P. Mioulane (Création JC Jardins)

Alors que plusieurs enquêtes d'opinion soulignent l'attente forte vis-à-vis des maires en matière de préservation du cadre de vie, l'Interprofession Val'Hor (Les professionnels du Végétal et du Paysage) interpelle élus et candidats aux prochaines élections municipales (23 et 30 mars), à se mobiliser en faveur d'une Cité Verte.

Depuis la publication fin 2011 de son : « Manifeste pour une Cité Verte », l'interprofession est allée à la rencontre des élus et de leurs équipes pour mieux comprendre le quotidien des territoires et formuler avec eux des propositions concrètes qui puissent être mises en œuvre au niveau local.

250 collectivités ainsi que les associations représentatives des élus et des cadres territoriaux ont répondu à l'appel. Au terme de cette réflexion collective, six chantiers prioritaires ont été identifiés. Le végétal et le paysage sont des leviers d'avenir au service de l'attractivité de nos espaces de vie. Au regard des services rendus et de l'amélioration du vivre ensemble, ils apportent des réponses simples, visibles et globalement rentables pour les collectivités.

Les élections municipales à venir doivent être l'occasion pour les candidats de faire valoir leurs propositions en matière d'intégration du végétal, du paysage et de leurs atouts dans les communes qu'ils entendent administrer. La ville durable est en train de naître, avec le végétal comme projet sociétal et collectif ! »

 

Six chantiers prioritaires pour les collectivités :

1) Savoir-faire et accompagnement. Dans tout projet d'aménagement urbain, former une équipe pluridisciplinaire avec obligatoirement un paysagiste concepteur.

2) Moyens financiers. Prévoir systématiquement dans tout projet d'aménagement un budget suffisant pour assurer la qualité de l'aménagement paysager, tant en création qu'en maintenance.

3) Qualité et proximité. Faire appel à des entreprises qualifiées respectant les règles professionnelles et privilégier les achats de végétaux produits localement.

4) PLU. Faire en sorte que le volet paysager du Plan local d'urbanisme soit réalisé par des paysagistes concepteurs.

5) Permis de construire. Rendre opposable le volet paysager du permis de construire.

6) Appel d'offres. Imposer dans les appels d'offres la séparation des lots « aménagements paysagers » des lots « VRD » ou bâtiments.

 

Cette interpellation des candidats pour une véritable politique d'espaces verts en ville s'ajoute à l'action déjà menée dans le même sens par l'association Pacte pour le Jardin. Elle a interrogé directement les principaux candidats et candidates dans les 10 plus grandes villes de France : Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Strasbourg, Montpellier, Bordeaux, Lille, à travers 7 questions concernant des projets de politique jardin :

 

1) Quels objectifs vous fixez-vous à horizon 2020 pour végétaliser votre ville ? et pourquoi ?

2) Dans certains pays, le « jardin à l'école » se développe comme espace d'éducation à l'environnement et à la biodiversité ainsi que comme vecteur de production de légumes et de fruits qui sont consommés sur place. Envisagez-vous d'ouvrir les écoles de votre ville au jardin et comment ? Quelle place envisagez-vous pour les activités au jardin dans le cadre de l'aménagement scolaire ?

3) Les espaces verts ont un impact positif sur la santé physique et psychique. Quels sont les objectifs que vous vous proposez d'atteindre à ce sujet dans les hôpitaux de votre ville qui relèveront de votre responsabilité si vous êtes élu(e) Maire en mars prochain ?

4) Aux quatre coins de la planète la vocation du jardin à contribuer à nourrir les habitants des villes connaît un nouvel essor. Avez-vous des objectifs en ce domaine, et si oui quels sont-ils ?

5) Les jardins collectifs offrent un espace propice au développement du lien social. Ces jardins se développent sur des espaces que la ville leur confie. Avez-vous des objectifs en ce domaine, et si oui quels sont-ils ?

6) La loi ALUR prévoit que le règlement d'un PLU pourra « imposer une part minimale de surfaces non imperméabilisées ou éco-aménageables, éventuellement pondérées en fonction de leur nature, afin de contribuer au maintien de la biodiversité et de la nature en ville ». Votre politique d'urbanisme prévoit-elle d'aller dans cette direction et si oui, comment ?

7) La production maraîchère vivrière se développe parfois en couronne péri urbaine. Envisagez-vous dans ce domaine, au plan métropolitain ou communautaire, des projets spécifiques, et si oui, lesquels ?

 

Jamais une telle mobilisation autour des enjeux que représentent les plantes et les jardins dans notre quotidien n'avait eu lieu. Ceci montre une évolution importante dans le cadre de vie et justifie plus que jamais la mise en place de la nouvelle Commission Promojardin « Jardin en ville » dont la prochaine réunion aura lieu le 12 mars prochain à 14 heures dans les locaux de l'association, Villa Brune.

www.valhor.fr

www.citeverte.com

www.pacte-jardin.fr

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