Evénements

LES JARDINIERS ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE

Facebook Twitter LinkedIn
Imprimer

Sensibilisé par les conditions de chaleur et de sécheresse excessives enregistrées cet été, la société Promesse de Fleurs, spécialiste du végétal en ligne (plus de 18 000 variétés proposées), a souhaité faire le point sur le comportement des français jardiniers face aux températures extrêmes de l'été, et appréhender l'évolution des pratiques, en réalisant une enquête en ligne auprès d'un panel de 5 800 consommateurs, qui jardinent régulièrement et qui disposent d'un jardin, d'un balcon ou d'une terrasse. L'échantillon est représentatif de la population des jardiniers français sur les critères du sexe, d'âge, et de région.

Il s'avère que : 53 % des jardins ont été impactés fortement à très fortement par la sécheresse. Les dégâts sont plus importants sur les fleurs et les feuillages d'ornement (53 %), qu'au potager ou sur les pelouses (42 % chacun). Étonnamment, près de 20% des répondants ont perdu des végétaux installés depuis longtemps dans leur jardin. Les dégâts les plus importants ont été enregistrés en Bourgogne Franche Comté, Centre-Val de Loire, Grand Est, Occitanie, Pays de la Loire.

93 % des jardiniers interrogés ont mis en place des mesures concrètes pour lutter contre la sécheresse cet été. Arrosage (63,1 %), paillage (62,5 %) et binage (27,4 %) ont été les méthodes les plus couramment adoptées.

Malgré les mesures de restriction en eau imposées dans 87 départements de France métropolitaine cet été, près de 50 % des personnes interrogées affirment avoir accru leur arrosage de manière souvent inadéquate. En revanche, 45 % déclarent l'avoir supprimé ou réduit. Si l'arrosage automatique reste minoritaire (15,2 %), c'est une option envisagée pour l'été prochain par 8 % des personnes interrogées. Le recyclage de l'eau de pluie est une mesure ancrée dans les habitudes des jardiniers. Ils sont en effet plus de 62 % à récupérer l'eau de pluie pour arroser leur jardin. 24 % ne le font pas mais ils en envisagent la possibilité.

 

96,7 % des français interrogés envisagent d'aller plus loin dans la modification de leurs pratiques et d'adapter leur jardin à la nouvelle donne climatique. Ils sont même 62 % à considérer qu'un changement important de leurs pratiques au jardin est nécessaire face au bouleversement climatique. Cette prise de conscience se traduit par le projet de planter des végétaux moins exigeants en eau (65,9 %), d'adopter des végétaux mieux adaptés au climat et au sol (53,2 %), de favoriser la biodiversité au jardin (44,3 %), et de planter des arbres pour créer des zones d'ombre ( 24,5 %).

Les plantes plébiscitées par les jardiniers interrogés sont les suivantes :

Des vivaces résistantes à la sécheresse (82,6 %). Des feuillages décoratifs, tels que la cordyline ou le phormium (23,3 %). Des succulentes, comme l'agave, l'orpin ou la joubarbe (19,6 %). Des arbres de type méditerranéen, tels que palmier ou olivier (13,9 %). Cela s'est traduit dans les fait puisque, sur la période de mi-juin a fin-août 2019, les ventes de plantes vivaces méditerranéennes sur le site Promesse de Fleurs, ont bondi de 40 % par rapport à 2018. Sur certaines espèces typées terrain sec, c'est même une véritable explosion : armoises (+ 63 %), lavatères et mauves (+ 200 %), valériane (+ 220 %), kniphofias (+ 115 %). Du côté des arbustes, on note la progression des palmiers (+ 60 %) et des hibiscus (+ 70 %).

En revanche, les jardiniers se sont détournés des plantations plus classiques tels les annuelles pour jardinière (-20 %), les bulbes à floraison printanière (-30 %), les plantes vivaces de terrain humide (-10 %), avec des chutes spectaculaires pour certaines espèces emblématiques de terrain frais comme les digitales et les anémones du Japon (-40 % chacune).

Parmi les régions dans lesquelles les intentions de changements de pratiques sont les plus fortes, on notera la Corse, l'Occitanie, et Provence-Alpes-Côte d'Azur. À l'inverse, ces intentions sont moins marquées en Bretagne et en Normandie.

Pascal Griot, dirigeant et fondateur de Promesse de Fleurs a déclaré : « Pour la filière horticole, secouée par 15 ans de crise, répondre à la mutation accélérée de la demande est absolument critique: il faut enrichir les gammes de variétés demandant peu d'entretien et supportant bien le manque d'eau, et répondre à une demande croissante d'expertise et de conseil ».

https://www.promessedefleurs.com

 

©photo : N. & P. Mioulane / NewsJardinTV - Jardimiou

Haut de page