Evénements

LES SOCIÉTÉS FRANÇAISES DE E-COMMERCE TRÈS OPTIMISTES

Facebook Twitter LinkedIn
Imprimer

A l'occasion du salon E-Commerce One to One qui s'est déroulé à Monaco du 20 au 22 mars derniers, la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) a publié les résultats de son étude annuelle, réalisée en partenariat avec le magazine LSA, sur le moral des e-commerçants. L'enquête (7e année consécutive) a été réalisée du 21 février au 8 mars auprès d'un panel de 93 dirigeants des principaux sites de e-commerce français (P-Dg/Dg/Directeurs e-commerce) qui se répartissent comme suit : 14 % d'entreprises réalisant moins de 1 M€ ; 25 % de 1 à 10 M€ ; 35 % de 10 à 100 M€ ; 17 % de 100 à 500 M€ et 9 % plus de 500 M€

90 % des dirigeants d'entreprise du secteur abordent l'année 2018 avec un capital de confiance important, même si pour une majorité d'entre eux, l'année devrait se caractériser par la poursuite des phénomènes de concentration et l'arrivée de nouveaux acteurs asiatiques. Cette vision positive se traduit par des prévisions de croissance de la performance financière pour 63 % des acteurs  quelle que soit leur taille. Deux entreprises sur trois déclarent être rentables aujourd'hui et près de 80 % de celles qui sont déficitaires anticipent une amélioration de leur performance financière cette année. 83 % des e-marchands sont confiants dans la croissance de leur chiffre d'affaires en 2018.

En 2017, deux entreprises du secteur sur trois ont vu leurs effectifs augmenter. Cette année, 54 % déclarent leur intention de recruter qu'il s'agisse de pure players ou de sites e-commerce d'enseignes magasin.

En 2018, les investissements seront majoritairement axés vers l'informatique (71 %) et l'expérience utilisateur ou UX (62 %) suivis par le marketing et la publicité (55 %). Les « petits » e-commerçants vont accroître leurs investissements en marketing et publicité (75 %) tandis que les plus « gros » vont investir davantage dans l'informatique (79 %). Côté marketing et communication, le référencement naturel, le brand content (contenus produits par la marque) et le référencement payant, vont continuer à bénéficier d'investissements plus importants en 2018. En revanche, la publicité off line sera en baisse chez 22 % des acteurs.

Concernant les canaux jugés prioritaires, le site, le m-commerce (sur mobile) et les réseaux sociaux arrivent en tête des priorités. Les sites d'enseignes magasin sont encore nombreux à souhaiter développer leurs ventes sur des market places.

Plus que jamais la livraison se situe au cœur de la bataille que se livrent les e-commerçants pour séduire les consommateurs. L'étude révèle que 70 % d'entre eux proposent déjà des offres comprenant la livraison gratuite et que 20 % sont en train d'en développer. La livraison gratuite s'impose comme un levier de performance quasi incontournable pour les e-commerçants qui continuent à développer des offres d'abonnement annuel permettant la livraison illimitée. Autre nouveauté à signaler, la montée en puissance de l'e-réservation chez les sites d'enseignes magasin (réservation de produits sur internet en vue du retrait et du paiement en magasin).

La conquête de marchés à l'international demeure une priorité pour beaucoup de dirigeants, 62 % des e-commerçants français étant présents à l'international. Les trois premiers pays de destination sont dans l'ordre : la Belgique, l'Espagne, l'Allemagne. En tête des difficultés rencontrées dans l'internationalisation vient la logistique devant le juridique et la fiscalité. Malgré ces difficultés, les sites français sont nombreux à réussir leur percée à l'étranger. 84 % des e-marchands qui vendent à l'international ont vu leur chiffre d'affaires export augmenter en 2017. 86 % d'entre eux anticipent encore une augmentation du poids de leurs ventes à l'étranger pour les 2 ans à venir.

Parmi les innovations qui captent l'attention du plus grand nombre d'e-marchands, on trouve les nouvelles solutions de paiement (type Apple Pay) dont 57 % les envisagent dans un proche avenir et les chatbots (robot dialoguant avec un consommateur) à 48 %. Les assistants vocaux et les solutions de retours en boîtes aux lettres feront l'objet de développements pour 30 % des e-commerçants.

L'étude a mis en évidence le rôle essentiel qu'occupent aujourd'hui les startups dans les politiques d'innovation mises en place par les e-commerçants qui les utilisent pour plus de la moitié des répondants. Cette alliance entre e-marchands et startups prend le plus souvent la forme de partenariat et/ou de contrat commercial. Mais il peut s'agir également de collaboration avec un incubateur ou de rachats et/ou de prises de participations.

www.fevad.com

Haut de page