Evénements

L’EUROPE AUTORISE DEUX OEILLETS OGM

Facebook Twitter LinkedIn
Imprimer

Le 24 avril dernier, l'Union européenne a donné le feu vert à l'importation et à la commercialisation de 19 OGM, deux jours après avoir proposé aux États membres une réforme leur permettant individuellement de bannir l'utilisation des plantes transgéniques sur leur territoire. Ces autorisations "étaient en suspens", car les États membres ne sont pas parvenus à constituer une majorité pour ou contre leur commercialisation. Ces 19 OGM s'ajoutent à la liste des 58 OGM actuellement autorisés dans l'Union. L'autorisation, à effet immédiat, est valable 10 ans.

11 de ces plantes alimentaires ont été obtenues par la multinationale américaine Monsanto : colza, coton, maïs et soja, les autres proviennent des recherches de Dupont (USA) et des groupes allemands Bayer et BASF. 17 de ces OGM sont destinés à l'alimentation animale et humaine, deux sont des œillets (Dianthus caryophyllus) destinés à la fleur coupée (lignées IFD-25958-3 et IFD 26407-2).

Ces œillets obtenus par la firme australienne Florigene se caractérisent par une modification de la couleur (ils sont bleu violacé par introduction d'un gène de Delphinium qui permet aux anthocyanes de s'exprimer dans les pétales) et une résistance aux herbicides du groupe des sulfonylurées. Il s'agit, à notre connaissance des premières plantes horticoles transgéniques à être diffusées sur le continent européen.

Notez que 19 États européens, dont la France, s'opposent aux cultures OGM. Jusqu'ici, ils ne pouvaient interdire les cultures transgéniques qu'en adoptant sur leur territoire des clauses de sauvegarde ou des mesures d'urgence pour des motifs environnementaux et sanitaires. Chaque pays pourra désormais évoquer des motifs de politique agricole, d'aménagement du territoire ou des conséquences socio-économiques pour interdire la culture des OGM.

 

En illustration : les œillets génétiquement modifiés créés par Florigene et autorisés par l'UE.

Haut de page