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NOUVEL AVIS POSITIF POUR LE GLYPHOSATE

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©Photo : www.map-photos.com - N. & P. Mioulane
Suite à l'avis négatif du Centre international de recherche contre le cancer (CIRC) publié en mars 2015 et qui avait fait grand bruit, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) a été saisie sur le sujet par les autorités françaises. Elle a publié le 12 février dernier son rapport d'expertise, dont les résultats confirment que le classement du désherbant glyphosate comme « cancérogène probable » n'est pas justifié.
L'Agence conclut : « au vu du niveau de preuve limité, une classification en catégorie 1A ou 1B (cancérogène avéré ou présumé pour l'être humain, dans le règlement CLP) ne peut être proposée ». Elle rejoint ainsi l'avis de son homologue européen (EFSA) du 12 novembre dernier et qui constitue le document scientifique le plus complet à ce jour sur l'évaluation du risque du glyphosate. Ce dernier avait déjà établi que le potentiel cancérogène était improbable. Cette conclusion fait largement consensus au sein de la communauté scientifique aujourd'hui.
Dans son avis, l'ANSES rappelle que la procédure de réévaluation des préparations à base de glyphosate est en cours, et qu'il débouchera sur un deuxième rapport en avril prochain. Le processus normal de ré homologation des désherbants à base glyphosate suit son cours sur la base d'un dossier scientifique extrêmement exhaustif, défini par un Règlement européen. Après plusieurs années de travail, la procédure concernant le glyphosate arrivera à son terme avec un vote des États-membres au premier semestre 2016.
Une attention particulière sera portée à la tallow amine, conformément au processus initié par la Commission européenne en début d'année visant à réévaluer les utilisations de ce co-formulant (un surfactant qui renforce l'efficacité de certains herbicides comme le glyphosate et qui est aussi utilisé dans certains produits phytosanitaires, de nettoyage ou ménagers).
Aucune information scientifique nouvelle dans le rapport de l'ANSES ne permet de justifier un changement concernant l'autorisation des formulations à base de glyphosate en France. La demande d'interdiction des préparations associant glyphosate et tallo wamine envisagée par le Ministère de l'Environnement est donc inappropriée, et ne semble pas prendre en compte les travaux réglementaires en cours aux niveaux français et européen. La Plateforme Glyphosate France (Nufarm SAS, Syngenta France SAS, Dow AgroSciences SAS, Adama France SAS, Monsanto SAS, Arysta Lifesciences SAS et Cheminova Agro France) appelle par conséquent à éviter toute mesure précipitée, décidée avant même de connaître les résultats d'évaluation des risques des préparations, et qui ne saurait être sans conséquences.

Rappelons que Le glyphosate est l'un des herbicides à large spectre les plus utilisés dans le monde. Plus de 300 désherbants à base de glyphosate commercialisés par plus de 40 sociétés différentes sont actuellement homologués pour la vente en Europe.
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