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NOUVELLES CONTRAINTES SUR LES PRODUITS PHYTOS

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Le 22 juillet dernier, le projet de loi sur la « Transition énergétique pour la croissance verte » a été adopté en dernière lecture par l'Assemblée Nationale. L'article 18 bis concernant les produits phytosanitaires, a été voté avançant l'interdiction d'utilisation à 2017 pour les collectivités et 2019 pour les jardiniers amateurs.
l'UPJ a réagi à dette décision « prise à la hâte et sans concertation » et alerte sur les conséquences passées sous silence…
« L'adoption du projet de loi est incompréhensible pour les élus locaux et les fabricants de produits jardin, surtout que ces derniers avaient déjà été au centre des améliorations contenues par la loi Labbé. Les professionnels déplorent que les parlementaires n'aient pas pris en compte la réglementation française actuelle car les produits de jardin pour les amateurs sont déjà évalués et homologués (impacts sur l'environnement et la santé) par les autorités compétentes avant leur mise sur le marché et aucun produit dangereux pour la santé n'est donc mis en vente. Près de 50 % des produits jardin sont des prêts à l'emploi dilués à plus de 80 % par rapport aux produits destinés au monde agricole. Dans ce cas, faudrait-il aussi interdire l'utilisation de ces produits aux agriculteurs ? »
L'UPJ rappelle aussi que les professionnels se sont déjà engagés dans un processus de réduction d'utilisation des produits phytosanitaires afin de diminuer leur impact sur l'environnement. L'absence de concertation est incompréhensible. Bien que sollicitée à plusieurs reprises, Mme Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, a toujours refusé de recevoir et d'échanger avec les professionnels du secteur autour des problématiques phytosanitaires.
Depuis des mois l'UPJ tient à tempérer la systématique opposition entre chimie et naturel : aucune des deux solutions n'est parfaite. Beaucoup de produits de synthèse ont été créés dans le but de pallier les insuffisances des produits naturels et/ou d'en réduire les impacts environnementaux. Il est d'ailleurs avéré que certains produits naturels présentent un classement toxicologique plus lourd que leur double synthétique.
Dans deux ans sont très insuffisants pour trouver les moyens de combattre la forte émergence des nouveaux ravageurs et maladies, alors qu'il faut au moins 10 ans pour créer de nouveaux produits. La décision politique qui vient d'être prise va engendrer la disparition de nombreuses solutions destinées à protéger et à soigner les végétaux.
L'UPJ, avec la collaboration de Promojardin, a proposé dans le rapport « Avenir Jardin » des solutions concrètes pour la prise de mesures efficaces dans l'optique d'un jardinage responsable à la fois en faveur du secteur et de l'environnement. Dommage que les propos des professionnels n'aient pas été lus.

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