Evénements

PARIS Jardin de la Fondation Cartier (75014)

Du 12/07/2019 au 10/11/2019

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Nous les arbres :  cette exposition réunissant une communauté d'artistes, de botanistes et de philosophes, se fait l'écho des plus récentes recherches scientifiques qui portent sur les arbres un regard renouvelé. « Nous les Arbres » s'organise autour de plusieurs grands ensembles d'œuvres et laisse entendre la voix de ceux qui ont tissé, à travers leur parcours esthétique ou scientifique, un lien fort et intime avec les arbres. L'exposition met en lumière la beauté et la richesse biologique de ces remarquables protagonistes du monde vivant, aujourd'hui massivement menacés.
Après avoir été longtemps sous-évalués par la biologie, les arbres, tout comme l'ensemble du règne végétal, ont fait l'objet, ces dernières décennies, de découvertes scientifiques qui permettent de porter un nouveau regard sur les plus anciens membres de la communauté des vivants. En effet, les arbres comptent parmi les plus anciens organismes vivants de la planète (la première forêt fossile connue date de 385 millions d'années). Par ailleurs, si le monde végétal constitue 99 % de la biomasse, l'humanité n'existe guère plus que depuis 300 000 ans et ne représente que 0,01 % de la masse organique verte.
Capacités sensorielles, aptitude à la communication, développement d'une mémoire, symbiose avec d'autres espèces et influence climatique ; la révélation de ces facultés invite à émettre l'hypothèse fascinante d'une « intelligence végétale » qui pourrait apporter des éléments de réponse à bien des défis environnementaux actuels. En résonance avec cette « révolution végétale », l'exposition croise les réflexions d'artistes et de chercheurs, prolongeant ainsi l'exploration des questions écologiques et de la relation de l'homme à la nature, récurrente dans la programmation de la Fondation Cartier.
Le parcours de l'exposition déroule trois fils narratifs : la connaissance des arbres (de la botanique à la nouvelle biologie végétale) ; leur esthétique (de la contemplation naturaliste à la transposition onirique) ; leur dévastation (du constat documentaire au témoignage artistique). Grâce à une série de capteurs, leurs réactions à l'environnement ou à la pollution, le phénomène de la photosynthèse, la communication racinaire ou l'idée d'une mémoire végétale rendant visible l'invisible, sont révélés. Par ailleurs, le botaniste-voyageur Francis Hallé, dont les carnets de planches conjuguent l'émerveillement du dessinateur face aux arbres et la précision de l'intime connaissance du végétal, se fait le témoin de la rencontre entre la science et le sensible.
www.fondation.cartier.com

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