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L’HORTICULTURE EN GRANDE DÉTRESSE

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Dans un communiqué du 19 mars, la FNPHP (Fédération nationale des producteurs horticulteurs et pépiniéristes) a lancé l'alerte suivante : « 2.500 entreprises horticoles vont se retrouver en détresse immédiate et redoutent de disparaître suite à l'interdiction des marchés et à la fermeture des jardineries ». La décision touche la vente de fleurs, de plants de légumes, de plantes vivaces et saisonnières et les arbres et les arbustes. Ce secteur emploie 18 215 personnes pour un chiffre d'affaires de 1,4 milliard d'euros (production et négoce).
C'est tout un pan de l'agriculture, considérée comme non prioritaire contrairement à l'alimentation, qui est menacé de disparition. D'autant que nous sommes actuellement dans la période optimale de vente des plantes à massifs et des plants potagers, qui ne peuvent pas être conservés longtemps sur les sites de production (contrairement aux végétaux de pépinière par exemple).
Certaines entreprises réalisent 80 % de leur CA annuel entre le 15 mars et le 25 mai. Après une année 2019 difficile en raison d'un printemps très maussade suivi d'un été caniculaire, l'horticulture fait face à un concours de circonstances dramatique. Et François Félix, le président de la FNPHP de déplorer : « Le coronavirus c'est vraiment le coup de grâce ! ». Toutefois il a précisé : ?« Il est essentiel, de pouvoir continuer à produire, et de poursuivre les mises en culture nécessaires pour la saison. »
Les jardineries ont dû fermer sur ordre du gouvernement pour éviter les concentrations de public. Des dérogations ont été obtenues pour celles qui commercialisent aussi des produits d'alimentation et de soins pour les animaux familiers. Mais seuls ces rayons sont accessibles dans les magasins, avec obligation de flécher très précisément le parcours pour les clients.
#soutienauxproducteurs


©photo : N. & P. Mioulane / NewsJardinTV - Jardimiou

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