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L’UPJ FAIT FRONT À LA LOI LABBÉ

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Dans un communiqué en date du 4 février dernier, l'UPJ (Union des entreprises pour la protection des jardins et des espaces publics) a réagi fermement considérant que : « les incohérences de la loi Labbé d'interdiction des phytos relèvent d'une politique de gribouille. »

 

L'UPJ s'est « étonnée de la précipitation dans l'adoption de cette loi qui ignore tous les efforts engagés par les fabricants depuis le Grenelle de l'environnement et la mise en œuvre du plan Ecophyto ».

En effet, les opérateurs du jardin se sont montrés d'une indiscutable exemplarité dans la réussite du plan Ecophyto, ayant quasiment atteint la diminution de 50 % en volume, et cela 4 ans avant l'échéance définie par le Grenelle de l'environnement.

 

Le Ministre de l'Écologie Philippe Martin avait lui-même souligné ces résultats spectaculaires, les seuls obtenus dans le cadre du Plan Ecophyto, reconnaissant les efforts accomplis par les parties prenantes, dont les producteurs, représentés par l'UPJ.

 

L'UPJ souhaite souligner deux des incohérences de la loi Labbé :

Cette loi va seulement interdire les produits d'origine chimique quand bien même ils seraient sans classement toxicologique environnemental et/ou sanitaire. En revanche les produits utilisables en agriculture biologique qui seraient classés resteront autorisés ! Si l'objectif de la loi était de mieux réduire les risques toxicologiques liés à l'usage de produits phytosanitaires, n'aurait-il pas mieux valu interdire les produits de synthèse et d'origine naturelle classés en raison de leur toxicologie, plutôt que de mettre au pilori sans aucune distinction les produits de synthèse en raison de leur origine ?

La loi Labbé va interdire aux millions de jardiniers amateurs l'utilisation de produits portant la mention : « Emploi Autorisé dans les Jardins », tandis que l'application de produits professionnels par des prestataires de service restera autorisée dans les jardins privatifs.

 

L'UPJ remarque que la disparition programmée par les pouvoirs publics des activités de ses adhérents dans la fabrication et la vente de produits phytosanitaires de synthèse ne permettra plus le maintien d'une activité résiduelle de « secours », formule inscrite comme l'une des dérogations prévues par la loi Labbé. Le maintien de cette « trousse de secours » semble pourtant indispensable pour préserver le patrimoine arboricole français…

 

Jusqu'à présent le dialogue entre pouvoirs publics et professionnels avait permis de construire une démarche dont les résultats sont à la fois tangibles et spectaculaires. Le dialogue a été rompu sur décision politique Les premiers pénalisés sont les jardiniers amateurs, qui à compter du 1er janvier 2022 encourront une peine de 6 mois d'emprisonnement et une amende de 30 000 € pour simple détention de produits phytosanitaires !

 

Devant cette rupture, l'UPJ a dénoncé dès le 27 janvier dernier, dans une lettre envoyée au Ministre Philippe Martin, les accords-cadres signés en zones non agricoles et a, dans le même temps, retiré sa participation de toutes les instances d'Ecophyto. Le syndicat empruntera toutes les voies disponibles au plan national et communautaire afin de mettre en évidence l'incohérence d'une fausse bonne idée votée par les parlementaires français.

www.upj.fr

 

Légende photo : ce geste deviendra hors la loi en 2022 pour les jardiniers amateurs.

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