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Une loi contre l’ambroisie

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La proposition de loi pour organiser la lutte contre l'ambroisie est à l'ordre du jour du 5 décembre 2013 à l'Assemblée Nationale. Enregistré le 17 avril dernier, le texte actuel est soutenu par Alain Moyne-Bressand (député-maire de Crémieu en Isère) et 22 députés appartenant à tous les groupes. L'ambroisie (Ambrosia artemisifolia) représente un risque allergène important et fixer un cadre juridique national représente un message fort à l'égard des régions touchées et une incitation à l'action pour les autres. Le texte proposé sera applicable dès la saison 2014.

Pour être efficace, la lutte contre les ambroisies doit être prise en compte à tous les niveaux. Les communes sont les plus concernées car elles sont en prise directe avec l'ambroisie et voient ses conséquences au quotidien sur les riverains et les agriculteurs. Leur action ne peut avoir d'impact que s'il y a une collaboration intercommunale, départementale, et nationale. Aujourd'hui, il manque une coordination nationale. La proposition de loi entend remédier à cette carence.

La collaboration entre toutes les parties prenantes, qu'il s'agisse des services publics, des particuliers, ou des entreprises, est une condition essentielle pour la réussite de la lutte contre les ambroisies. Ces plantes ont un impact dans de nombreux domaines :

-        La santé : les allergies provoquées par les pollens d'ambroisie sont d'une rare violence et peuvent entraîner des cas dramatiques parmi les populations les plus fragiles (enfants, jeunes adolescents et personnes âgées). À ce titre, la proposition de loi déclare les ambroisies « végétal nuisible pour la santé publique ».

-        L'environnement : cette super-mauvaise herbe est très envahissante. Elle colonise tous les espaces et met en danger la biodiversité.

-        L'agriculture : plante résistante et envahissante, l'ambroisie est une menace pour les zones cultivées.

La loi doit permettre à chacun de mettre en œuvre les moyens nécessaires selon son domaine de compétence. La proposition de loi a donc été rédigée avec les acteurs majeurs de la lutte contre les ambroisies : associations, institutions, services administratifs, élus et simples citoyens ont apporté leur connaissance du problème.

Les ambroisies ont un coût humain, environnemental et financier. En Rhône-Alpes, ces plantes coûtent 20 millions d'euros par an à la CPAM régionale et au secteur agricole.

Pour l'agriculture, sur l'ensemble des départements de la région Rhône-Alpes, les pertes de production potentielles, si le contrôle de l'ambroisie n'est pas assuré ont été évaluées à plus de 10 millions d'euros. Il existe des moyens techniques pour lutter efficacement contre l'ambroisie, l'engagement du monde agricole doit être encouragé.

http://www.parlementaires-ambroisie.fr

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