Etudes et Chiffres

UNE ÉTUDE MONDIALE SUR LES ESPACES VERTS ET LA SANTÉ

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La plus grande étude du genre en matière d'impact des espaces verts sur la population a été diligentée récemment au niveau international à partir d'une collaboration entre l Institut de Barcelone pour la santé mondiale (ISGlobal), l'Université d'État du Colorado et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Des chercheurs ont analysé neuf études longitudinales dans sept pays (Australie, Canada, Chine, Italie, Espagne, Suisse, États-Unis), portant sur plus de 8 324 652 personnes. Leurs analyses suggèrent que les espaces verts jouent un rôle positif en matière de longévité des personnes.

Partant de l'axiome que les espaces verts jouent un rôle déterminant sur l'amélioration de la santé et le bien-être, les scientifiques ont examiné systématiquement les preuves épidémiologiques des études longitudinales qui ont étudié les espaces verts et leur association avec la mortalité toutes causes confondues. Ils ont ensuite évalué ces preuves avec une méta-analyse.

La synthèse des données a permis de trouver des preuves d'une association inverse entre la verdure environnante et la mortalité toutes causes confondues. Les actions destinées à augmenter et améliorer les espaces verts doivent donc être considérées comme une intervention stratégique de santé publique.

Il a été proposé que l'environnement urbain soit désormais un déterminant clé de la santé dans le monde. La moitié de la population mondiale vit dans des villes et des changements dans la conception urbaine, comme l'introduction d'espaces verts, ont été suggérés pour améliorer la santé de la population. L'activité physique a été suggérée comme un important déterminant de la santé associé aux espaces verts. Ces derniers sont des lieux privilégiés pour exercer une activité physique de loisir. Les espaces verts peuvent également augmenter le transport actif (marche et vélo). Grâce aux services écosystémiques, les espaces verts peuvent générer plusieurs effets sur la santé. L'atténuation de la pollution de l'air, du bruit et des effets d'îlot de chaleur sont liés à la présence de végétaux. Les arbres, les arbustes et les plantes réduisent les concentrations de polluants atmosphériques et du dioxyde de carbone atmosphérique grâce au stockage et à la séquestration du carbone

Les espaces verts ont aussi été associés à une meilleure santé mentale et à des avantages pour le système immunitaire et le métabolisme, de meilleurs résultats de grossesse, une réduction des maladies cardiovasculaires et une mortalité prématurée réduite. Dans un environnement végétalisé, on observe aussi une réduction du stress, un capital social plus élevé et plus de biodiversité.

Les ceintures de végétation (haies) réduisent le bruit de la circulation, un facteur générateur d'accidents cardiovasculaires, de stress et de troubles du sommeil. Les plantations contribuent donc à la relaxation. Les espaces verts ont également été associés à un effet de refroidissement moyen de 1 ° C dans les zones urbaines
La réduction du stress psychosomatique est un autre avantage pour la santé généré par les espaces verts. En effet, le contact avec la nature et même la simple vue d'une végétation abondante, induit un effet positif parmi les personnes qui présentent des niveaux élevés de stress. Le pouvoir naturellement apaisant de la verdure favorise un état émotionnel plus positif.
Une fonction immunitaire liée aux espaces verts a même été mise en exergue, les scientifiques ayant trouvé un lien entre la visite des forêts et l'amélioration des réponses immunitaires, y compris l'expression de protéines anticancéreuses. Une voie d'immunorégulation par l'exposition à divers micro-organismes qui se trouvent dans les environnements naturels a également été proposée.

À l'inverse, les espaces verts induisent certains risques pour la santé, tels que l'exposition aux allergènes (pollen, polluants), aux pesticides, aux maladies à transmission vectorielle par les arthropodes (maladie de Lyme, chikungunya, dengue, etc.). Il faut aussi tenir compte des blessures accidentelles dues aux activités réalisées dans espaces verts et à l'exposition excessive aux rayons ultraviolets. En dépit de cela et d'une façon globale, la plupart des preuves épidémiologiques indiquent que l'exposition aux espaces verts pourrait entraîner des avantages pour la santé. Les résultats suggèrent que plus il y a de végétation à moins de 500 m d'une maison ou à moins de 10 minutes à pied d'un parc, moins on constate de décès prématurés à raison de 4 % pour chaque augmentation de 0,1 % de la végétation observée via l'image satellite.
Comme de plus en plus de recherches mettent en évidence l'importance de la proximité avec la nature dans les agglomérations humaines, ces données encouragent les pouvoirs publics à prendre en compte la végétalisation dans une stratégie d'amélioration de la santé publique.
Si les programmes d'écologisation urbaine sont essentiels pour la santé. ils augmentent également la biodiversité et atténuent les impacts du changement climatique, rendant les villes plus durables et plus vivables.

 

Pour voir les détails de l'étude (en anglais) cliquer ici :

 

 

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