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CORONAVIRUS ET COMMERCE DES ANIMAUX SAUVAGES

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Alors que l'on enregistre plus d'un million de cas de coronavirus dans plus de 200 pays, avec des effets dévastateurs sur la vie humaine et l'économie mondiale, l'association caritative internationale Born Free appelle une fois de plus l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à user de son influence pour fermer les marchés de la faune et freiner le commerce des animaux sauvages. La mission de Born Free est de veiller à ce que tous les animaux sauvages, qu'ils vivent en captivité ou à l'état sauvage, soient traités avec compassion et respect et puissent vivre leur vie selon leurs besoins.
Dans une lettre coordonnée par Born Free, soutenue par plus de 200 autres groupes de protection de la faune sauvage à travers le monde, Born Free appelle l'OMS à faire tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher la possibilité de futures pandémies émergeant du commerce de la faune.
Des épidémies mondiales antérieures, notamment le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), le virus Ébola, le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le VIH, ont déjà été associées au commerce d'animaux sauvages. Le SRAS, qui, en 2002-2003, a touché plus de 8 000 humains dans 17 pays et causé près de 800 décès, est un coronavirus étroitement lié au COVID-19. Tout comme ce dernier, il aurait été transmis à l'homme par des mammifères sauvages couramment commercialisés vivants sur les marchés chinois. Les scientifiques ont mis en garde contre de futures épidémies si aucune mesure n'était prise, mais les leçons du SRAS sont restées lettre morte.
 
La lettre exhorte l'OMS à:
Recommander aux gouvernements du monde entier d'instituer une interdiction permanente des marchés d'animaux vivants, établissant un lien sans équivoque entre ces marchés et leurs menaces avérées pour la santé humaine.
Recommander aux gouvernements de s'attaquer aux risques potentiels pour la santé humaine du commerce d'espèces sauvages, y compris la collecte dans la nature, l'élevage en ranch, l'élevage, le transport et le commerce via des marchés physiques ou en ligne à quelque fin que ce soit, et à agir pour fermer ou limiter ce commerce afin d'atténuer ces risques.
Exclure sans équivoque l'utilisation de la faune sauvage, y compris des spécimens élevés en captivité, dans la définition et l'approbation de la médecine traditionnelle par l'OMS et réviser la stratégie de médecine traditionnelle 2014-2023 de l'OMS en conséquence pour refléter ce changement.
Aider les gouvernements et diriger une réponse coordonnée entre l'Organisation mondiale du commerce, l'OIE et d'autres organisations multilatérales dans le monde entier dans des activités de sensibilisation, pour informer clairement sur les risques du commerce des espèces sauvages pour la santé publique, la cohésion sociale, la stabilité économique, l''ordre public et la santé individuelle .
Soutenir et encourager les initiatives qui fournissent des sources alternatives de protéines aux consommateurs d'animaux sauvages, afin de réduire davantage les risques pour la santé humaine.

Le Dr Mark Jones, responsable de la politique chez Born Free, a déclaré: « Des marchés vendant des animaux sauvages vivants existent dans de nombreux pays. Cependant, la croissance rapide des populations humaines, l'accès accru aux zones fauniques les plus reculées grâce à des changements dans l'utilisation des terres et le développement des infrastructures, un revenu disponible plus élevé, une urbanisation croissante et la nature changeante de la demande, ont entraîné l'expansion et la commercialisation rapides de ces marchés. Ce qui augmente les risques pour la santé humaine et animale.
Le commerce d'animaux sauvages destiné à approvisionner les restaurants, les installations touristiques, la demande internationale vaste et croissante d'animaux de compagnie exotiques, le commerce des médicaments traditionnels et pour satisfaire de nombreuses autres demandes, est également un contributeur majeur au déclin mondial de la faune et de la biodiversité. Il a de graves conséquences négatives pour le bien-être de plusieurs millions d'animaux. Nous devons creuser profondément et réinitialiser notre relation fondamentale avec le monde naturel, repenser notre place vis à vis de lui et traiter notre planète et tous ses habitants avec beaucoup plus de respect, pour lui et pour le nôtre. Une fois Covid-19, nous l'espérons, derrière nous, le retour aux affaires sans modification des habitudes ne peut plus être une option. »
www.bornfree.org.uk

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