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Quelques réponses à des questions courantes…

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Peut-on mettre sur le compost toutes les feuilles mortes ?

 

© www.map-photos.com/PasmiouSurtout pas ! Je vous déconseille toutes matières provenant des arbres fruitiers (y compris les fruits) et des rosiers qui sont presque toujours porteuses de germes de maladies. Limitez les aiguilles de conifères, très acides. Évitez les feuilles de platane et de marronnier car elles se décomposent difficilement, de même pour les feuilles d'agrumes et d'eucalyptus en raison des essences qu'elles contiennent.

 

Le marc de café peut-il être considéré comme un engrais ?

 

© www.map-photos.com/GWIRésidu organique biodégradable, le marc de café renferme du phosphore qui constitue un des éléments nutritifs principaux des plantes. On ne l'utilise pas directement comme un engrais, mais en l'incorporant dans le compost. Il semble aussi que le marc de café constitue un excellent répulsif contre la mouche de la carotte. Il suffit alors d'en recouvrir les graines sur 1 cm d'épaisseur lors du semis.

 

Les fleurs de mon camélia restent en boutons, pourquoi ?

 

© www.map-photos.com/N. & P. MioulaneLes camélias résistent à - 10 °C, mais les courants d'air froid, les alternances brutales de gel et de dégel et la neige qui brûle les boutons, nuisent à l'épanouissement des espèces les plus précoces. Il faut envelopper le contenant des camélias cultivés en pots, avec un voile d'hivernage pour empêcher la terre de geler car les racines sont superficielles et cela suffit à faire tomber les boutons.

Les boutons floraux prêts à éclore sont détruits par un fort coup de gel. Ils brunissent et tombent naturellement lors du redoux. Les boutons bien fermés sont protégés par leurs écailles. La chute prématurée vient aussi d'un sol trop sec. Le camélia étant en végétation active durant l'hiver (puisqu'il fleurit), arrosez-le (surtout s'il est en pot) dès qu'il n'a pas plu pendant une dizaine de jours.

 

Comment éliminer la mousse qui envahit mon gazon ?

 

© www.map-photos.com/GWIÉpandre du sulfate de fer brûle la mousse, mais ne résout pas le problème. La mousse apparaît dans les sols humides, compacts, acides et offrant un mauvais équilibre nutritif. Mieux vaut effectuer un chaulage (apport d'amendement calcique) et nourrir le gazon avec un engrais spécifique (pas avant fin mars). Les pelouses ombragées et tondues trop court sont aussi propices à l'apparition de la mousse.

 

Quels arbustes persistants planter dans une haie sauvage ?

 

© www.map-photos.com/N. & P. MioulaneImpossible de constituer une haie libre avec 100 % de persistants. Ce n'est pas écologique et choque dans le paysage. Utilisez de 40 à 60 % d'arbustes caducs. Plus rustiques, plus florifères, se colorant à l'automne, ils sont nombreux à porter des baies décoratives aimées des oiseaux. Pour obtenir une haie « naturelle », plantez à 1 m de distance les arbustes offrant l'aspect le plus varié possible.

 

Nos jardinières portent des traces blanchâtres. Que faire ?

 

© www.map-photos.com/F. StraussCes dépôts que l'on observe sur le bord des contenants en terre cuite signalent la présence de sels minéraux en excès, sans doute dus à une fertilisation mal dosée. Laissez bien sécher, puis éliminez-les en grattant avec une brosse en chiendent. Avant de réutiliser tout type de poterie, immergez-la durant 24 h dans une solution d'eau de Javel diluée à 15 % et rincez-la ensuite très soigneusement.

 

Pourquoi mon rhododendron ne fleurit-il pas cette année ?

 

© www.map-photos.com/N. & P. MioulaneToute plante doit subir une période difficile, par exemple de froid ou de sécheresse, pour qu'elle induise ses boutons floraux. Dans le cas du rhododendron, éliminez soigneusement les fleurs fanées pour favoriser la formation précoce des nouveaux boutons. Ne pas arroser jusqu'à fin juin devrait assurer une nouvelle floraison de qualité. On constate souvent aussi une alternance une année sur deux.

 

Pourquoi ma glycine plantée depuis 5 ans ne fleurit-elle pas ?

 

© www.map-photos.com/N. & P. MioulaneLes glycines propagées par semis attendent souvent entre 7 et 15 ans avant de porter leur première fleur et parfois même ne fleurissent jamais. N'achetez que des sujets greffés. Pour stimuler l'apparition des fleurs, évitez les engrais azotés qui favorisent la croissance des tiges et surtout taillez plusieurs fois dans la saison les pousses latérales de la moitié de leur longueur afin qu'elles se ramifient.

 

Les feuilles de mon rosier se tachent de noir, comment le soigner ?

 

© www.map-photos.com/N. & P. MioulaneIl s'agit d'une attaque de marsonia, la maladie des taches noires du rosier, due à un champignon très virulent par temps doux et humide. Il peut aussi dessécher les rameaux. Les rosiers survivent à cette maladie, mais ils sont très affaiblis. Le champignon hivernant dans le sol, ramassez les feuilles tombées à terre. Traitez dès les premiers symptômes avec un fongicide « maladies des rosiers ».

 

Qu'est-ce qui perfore les feuilles de mes lauriers palmes ?

 

© www.map-photos.com/N. & P. MioulaneIl s'agit d'une attaque d'oïdium perforant (Sphaerotheca pannosa). Il ne produit pas de feutrage blanc comme sur le rosier mais des taches brun pâle. Ce champignon qui peut tuer la plante en quelques années, attaque aussi le rhododendron.

Cette maladie se double souvent d'une attaque de corynéum (maladie criblée). Ces deux affections d'origine cryptogamiques sont favorisées par un temps humide et doux. Il est indispensable d'agir rapidement dès l'apparition des premiers symptômes en éliminant les feuilles contaminées, puis en effectuant des pulvérisations répétées (à 10 jours d'intervalle) de bouillie bordelaise (de fin février à mi-avril et en octobre) et d'un fongicide de synthèse (maladie des rosiers par exemple) durant la pleine période de végétation. Effectuez cinq applications dans le cas présent de forte attaque et trois l'année prochaine, en prévention (en avril). Vous pouvez, pour une meilleure efficacité, alterner les produits utilisés. Renforcez aussi l'arrosage des plantes, sans mouiller le feuillage.

 

Quelles plantes pourraient éloigner les moustiques de mon jardin ?

 

© www.map-photos.com/N. & P. MioulaneLes moustiques étant sensibles aux odeurs, plantez des eucalyptus (E. gunnii le plus rustique) et de la fraxinelle (Dictamnus albus) dont les feuilles au parfum épicé de cannelle, est désagréable pour ces insectes. Tomates, pélargonium à feuillage odorant (surtout P. graveolens), basilic, verveine citronnelle (Aloysia triphylla) possèdent à des degrés divers des vertus répulsives pour les moustiques.

 

Pourquoi notre laurier rose dépérit-il en Île-de-France ?

 

© www.map-photos.com/N. & P. MioulaneLe jaunissement de quelques feuilles n'est jamais un drame sur un arbuste et ce symptôme est courant chez les lauriers roses cultivés dans la région parisienne. Un jaunissement est toutefois un signal d'alarme, une expression de mal être de la plante. Dans votre cas, il est nécessaire de rempoter le laurier rose dont le substrat est sans doute épuisé et surtout bien compacté. Utilisez un mélange à parts égales de terre de jardin sableuse et de terreau pour agrumes, en n'oubliant pas un bon drainage (3 à 5 cm d'épaisseur) au fond du pot. Une exposition plus chaude, plus ensoleillée serait également souhaitable. Ne donnez pas d'engrais durant tout le mois qui suit le rempotage.

 

Cerisier, prunier, pêcher fleurissent mais ne fructifient pas…

 

© www.map-photos.com/F. DidillonIl s'agit d'un problème de fécondation. Chez la plupart des arbres fruitiers à noyaux, le pollen produit par les étamines ne peut pas féconder les fleurs du même arbre. La présence proche d'une variété « pollinisatrice », d'une variété différente, est indispensable Les compatibilités variétales figurent dans les catalogues des pépinières spécialisées ou dans certains ouvrages sur les arbres fruitiers.

 

Qu'est-ce que la « moisissure blanche » sur la terre de mon jardin…

 

© www.map-photos.com/J-Y GrospasIl s'agit du mycélium de l'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea), un champignon qui provoque la grave maladie du pourridié. Il apparaît dans les sols riches, mais lourds et mal drainés et attaque les racines des plantes cultivées qui brunissent brutalement et meurent. Les conifères, les rhododendrons, les viornes sont particulièrement sensibles à cette maladie. Il n'existe malheureusement aucun traitement efficace. Arrachez les plantes malades et jetez la terre qui contient le champignon. Lorsqu'il atteint sa maturité, ce champignon forme des touffes marron chair, très reconnaissables.

 

Est-il vrai que certaines plantes éloignent les taupes ?

 

© www.map-photos.com/GWIRicin, fritillaire, incarvillée, oignon, ail, sureau, sont parfois présentés comme répulsifs pour les taupes. Mais seule l'épurge (Euphorbia lathyris), ou « herbe à taupes », présente une efficacité, variable selon les lieux. Il s'agit d'une plante bisannuelle qui se ressème beaucoup dans le jardin jusqu'à devenir envahissante. La taupe l'évite car le latex de la plante peut brûler son museau très fragile.

 

Quelle est la composition de la terre idéale pour le jardin ?

 

© www.map-photos.com/F. StraussLes jardiniers appellent « terre franche » un mélange homogène de 60 à 65 % de sable (silice), 15 à 20 % d'argile, 8 à 10 % de calcaire et 10 à 15 % d'humus. Dans ces proportions, le sol est souple et poreux, mais il conserve assez d'humidité pour réussir tous les types de plantes. Pour tendre à cet équilibre, on réalise des amendements, soit des apports de chaux, de sable ou de matière organique.

 

Quand et comment tailler un citronnier qui fleurit très peu ?

 

© www.map-photos.com/F. BuffetrilleLa période de taille idéale se situe après la récolte des citrons. Le but est d'aérer et d'équilibrer la silhouette. Supprimez les rejets qui naissent sous le point de greffe, les rameaux morts, les parties abîmées et les pousses en surnombre ou qui se dirigent vers le centre de la ramure. Coupez les rameaux ayant fructifié au-dessus d'une jeune pousse car chaque branche ne fructifie qu'une fois.

 

Mon mimosa a gelé en février dernier, que faut-il faire ?

 

© www.map-photos.com/N. & P. Mioulane- 8 °C pendant une courte période constituent la température minimale tolérée par le mimosa, un arbre originaire d'Australie. Un spécimen installé dans un sol très sec résiste toujours mieux au froid. Commencez par éliminer toutes les parties détruites par le froid (brunes) et attendez courant mai que d'éventuels rejets apparaissent de la souche. Sinon, il faudra vous décider à l'arracher.

 

Quel type de plant de fraisier planter au printemps, pour récolter la première année ?

 

© www.map-photos.com/N. & P. MioulaneQuelque soit le type de plants utilisé (hormis un gros conteneur contenant une plante adulte), si vous attendez le printemps pour planter des fraisiers, il ne faut vous attendre à une production très intéressante. Il serait même souhaitable, dans le cas où les plantes sont accompagnés de fleurs, d'éliminer ces dernières afin que le fraisier s'installe confortablement dans le sol en commençant par bien développer son système racinaire. Dans cet esprit, le stress de la plantation est beaucoup moindre chez les plants en godets, à conditions qu'ils aient bien été cultivés dans le contenant et disposent par conséquent de l'ensemble de leur système racinaire. Avec une variété remontante (type ‘Mara des Bois' par exemple), vous serez assuré d'obtenir une récolte de septembre déjà prometteuse.

La « mini-motte » peut-être comparée au godet, mais le plant étant bien plus jeune, il serait préférable de le planter en septembre/octobre, afin d'espérer une récolte l'année suivante.

Les « plants frais » à racines nues sont de moins en mois couramment proposés par les jardineries car ils se conservent mal et demandent par conséquent d'être plantés très rapidement après l'arrachage. En revanche, ils sont moins chers. Vérifiez bien que le cœur de la touffe comporte au moins un gros bourgeon bien turgescent. Le temps de reprise est toujours plus long et de ce fait, ces plants sont à mettre en terre de préférence en automne.

Quant au « plant frigo », il s'agit de fraisiers similaires aux « plants frais ». Ils sont généralement arrachés entre novembre et janvier, puis conservés dans un local frigorifique (à -2 °C) pour obtenir une dormance parfaite. Cette technique permet d'obtenir un pourcentage de reprise proche de 100 % lors des plantations printanières. La plante n'ayant pas été stressée, elle peut produire dès l'automne. Mais les « plants frigo » sont rarement proposés aux amateurs, généralement réservés aux cultures professionnelles.

Enfin, le stolon doit être banni de votre culture, même s'il est très tentant, pour des raisons pratiques et économiques, de repiquer ces jeunes pousses produites naturellement par le pied mère. En effet, c'est la meilleure façon de propager les maladies à virus et d'entraîner une dégénérescence de votre culture.

 

Existe-t-il un moyen efficace pour lutter contre la renouée du Japon ?

 

© www.map-photos.com/N. & P. MioulaneReynoutria japonica, que l'on appelle aussi parfois Fallopia japonica, est une plante herbacée vivace au feuillage caduc ovale de 15 cm de long qui développe des tiges rougeâtres de 2,5 à 4 m de haut. D'août à octobre, la renouée porte des grappes vaporeuses de 8 à 12 cm de long, formées de minuscules fleurs blanches. Le système racinaire rhizomateux très puissant en fait une plante conquérante, capable de croître de 1 m en un mois et placée sur la liste des espèces envahissantes contre lesquelles il faut lutter. Le moindre fragment de rhizome permet la régénération de la plante, d'où la grande difficulté que représente son éradication.

Outre la renouée du Japon, la renouée des îles Sachalines (Fallopia sachalinensis) que l'on reconnaît à ses feuilles plus grandes (jusqu'à 35 cm), doit aussi être considérée comme envahissante. Ces deux espèces se sont croisées pour donner naissance à l'hybride : Fallopia x bohemica. Ces plantes, qui portent le nom générique commun de « grandes renouées », se développent dans les sols marécageux, consistants, fortement minéralisés et dans les terres nouvellement travaillées.

Originaires de Chine et du Japon, les renouées sont présentes en France depuis une soixantaine d'années, introduites comme plantes ornementales. Produisant près de 3 kg de biomasse (racines comprises) par mètre carré, ces plantes menacent la végétation indigène, dégradent les berges et obstruent les cours d'eau en automne par leurs tiges mortes.

Les méthodes de lutte s'avèrent très difficiles et d'une efficacité limitée. L'arrachage des plantes associé à un dessouchage minutieux semble encore la meilleure solution, mais c'est long, fastidieux et pénible. On peut envisager l'élimination à moyen terme de ces plantes par une coupe régulière de leur végétation. En les tondant tous les 15 jours d'avril à fin septembre, il est possible en quatre à cinq ans de les voir disparaître…

La couverture du sol par un géotextile, suivi de la plantation d'arbustes à croissance rapide comme les saules, semble donner des résultats encourageants. Mais il faut compléter l'opération par des désherbages manuels réguliers.

L'emploi d'herbicide s'avère peu efficace à terme et surtout doit être totalement banni à moins de 5 m de tout point d'eau.

Le développement des renouées étant limité dans leurs pays d'origine par divers prédateurs, la lutte biologique semble une perspective prometteuse. Des essais sont actuellement en cours…

Deux voies semblent prometteuses :

- Inoculer la maladie des taches foliaires (Mycosphaerella polygoni-cuspidati), un champignon qui provoque une destruction rapide du feuillage des renouées. La maîtrise de la technique est délicate car le cycle biologique du champignon est complexe et le processus d'infection étroitement liée aux conditions environnementales. Malgré tout, les tests réalisés depuis deux ans sont très prometteurs, mais ils restent au stade expérimental.

- Introduire la psylle de la renouée du Japon (Aphalara itadori), une sorte de mini cigale de 2 mm de long, qui ne s'attaque qu'aux renouées. Depuis mars dernier, des essais sont menés en Angleterre où les dégâts des grandes renouées coûtent à la collectivité 150 millions de livres (165 M€) par an. C'est la première fois qu'une méthode de lutte biologique contre la végétation indésirable est autorisée dans l'Union européenne.

Mais pour l'ensemble de ces méthodes, il faut se montrer prudent, l'introduction de tout organisme étranger dans un biotope pouvant entraîner des conséquences inattendues et désastreuses comme cela a été le cas avec la coccinelle asiatique (Harmonia axyridis).

 

 

 

 

 

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