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E-COMMERCE : PLUS DE 100 Md€ EN 2019

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Le 5 février dernier, la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) qui réunit aujourd'hui plus de 600 entreprises et 800 sites internet, a présenté une synthèse des l'activité économique du e-commerce pour 2019. Il a franchi le cap historique des 100 milliards d'euros, le total des ventes sur internet en France s'élevant en 2019 à 103,4 Md€. Ce montant comprend à la fois les ventes de services et celles de produits, ces dernières comptant pour 45 % du total. Malgré un fléchissement de la croissance observé au dernier trimestre, le chiffre d'affaires a progressé de 11,6 % par rapport à 2018.
Au cours des 12 mois de 2019, plus de 1,7 milliard de transactions ont été enregistrées par les sites de e-commerce, ce qui correspond à une hausse annuelle de 15,7 %. Cette augmentation s'accompagne d'une baisse du panier moyen, qui passe sous la barre des 60 €, ce qui constitue le niveau le plus bas jamais observé.
L'offre en ligne continue de s'étoffer avec plus de 190 000 sites marchands recensés, soit une hausse de 15 % sur un an. Toutefois, une majorité de ces sites réalisent moins de 100 transactions par mois.
En 10 ans les ventes de produits et de services sur internet ont été multipliées par quatre. Cependant, les ventes de produits en ligne ne représentent aujourd'hui que 10 % de l'ensemble du commerce de détail ; 90 % des ventes s'effectuant toujours en magasin. Par ailleurs, on estime que plus de la moitié des ventes de produits sur internet sont réalisées par des sites d'enseignes de magasin.

Pour 2020, la Fevad anticipe un niveau de croissance comparable à celui de 2019. Les sites de e-commerce devraient, cette année, réaliser un chiffre d'affaires de 115 milliards d'euros représentant près de 2 milliards de transactions.

Les sites leaders progressent de 5,5% sur l'année
La croissance annuelle des sites de vente de produits BtoC du Panel iCE 100 (indice qui permet de mesurer la croissance des sites leaders, à périmètre constant) s'établit à 5,5%. Elle s'inscrit dans un contexte où la consommation des ménages n'a que timidement progressé, malgré les mesures du gouvernement en faveur du pouvoir d'achat (+0,8 % en 2019, Source Banque de France hors alimentaire hors auto).
On note par ailleurs un ralentissement de la croissance de l'indice iCE 100 au dernier trimestre. Ce dernier progresse plus lentement (+3,2 %) que l'an dernier sur la même période, et moins vite que sur les neuf premiers mois, ce qui montre l'absence d'un mouvement de transfert des ventes magasin vers internet, lié aux mouvements sociaux du quatrième trimestre.

Les ventes sur mobile et sur les places de marché toujours en forte hausse
L'indice iPM, destiné à mesurer le volume des ventes réalisées sur les places de marché (ventes réalisées par les marchands hébergés sur les places de marché de l'iCE), a maintenu son rythme de développement en 2019 avec +14 %. Un tiers du volume d'affaires des sites de l'iPM est réalisé par des marchands tiers soit trois points de plus en un an (33 % vs 30 %).
L'indice iCM, qui mesure les ventes sur l'internet mobile (smartphones et tablettes, sites mobiles et applications hors téléchargements d'application et hors ventes sur les places de marchés) progresse de manière encore plus rapide. Les ventes sur mobiles progressent de 18 %, soit pratiquement quatre fois plus vite que celles de l'indice global. Ces ventes représentent désormais 39 % du chiffre d'affaires des sites du panel iCM, soit quatre points de plus en un an. Elles devraient devenir majoritaire d'ici à deux ans. À noter, enfin, que pour la première fois cette année, les visiteurs sur terminaux mobiles des sites du Top 15 Fevad/Médiamétrie dépassent les visiteurs sur ordinateur.

Méthodologie :
Les données collectées par la Fevad auprès des sites marchands correspondent aux définitions suivantes :

Indice commerce électronique (iCE 100) : Chiffre d'affaires réalisé en propre par les sites du Panel iCE 100 sur l'internet fixe et mobile. Les sites qui éditent une market place ne comptent pas le volume d'affaires réalisé sur market place, ni les commissions générées. Uniquement les commandes livrées en France. Tous les lieux de livraison sont retenus (y compris retraits en magasin). Il s'agit du chiffre d'affaires commandé (on considère la date de prise de commande et pas la date de livraison). Annulations, échanges et retours déduits, frais de port compris, TTC pour les ventes aux particuliers, HT pour les ventes aux professionnels.

Des achats de plus en plus écoresponsables
Si le e-commerce est désormais bien installé en France avec aujourd'hui plus de 40,1 millions de cyberacheteurs, on note deux tendances émergentes qui vont bouleverser les pratiques d'achat en ligne : l'usage grandissant du mobile déjà évoqué plus haut et le choix d'un achat plus responsable. Les cyberacheteurs sont en pleine transition écologique. Ils sélectionnent avec attention les sites sur lesquels ils vont réaliser leurs achats et ce qu'ils souhaitent acquérir. Ainsi, 53 % d'entre eux déclarent prendre en considération l'environnement lors de leurs achats en ligne et 45 % ont déjà acheté sur internet un produit issu de l'économie circulaire. L'engouement de ces acheteurs s'exprime essentiellement à travers trois types d'achat : les produits d'occasion (66 %), les produits reconditionnés (38 %) et les produits recyclés (22 %). Si la raison budgétaire est souvent invoquée par les cyberacheteurs lorsqu'ils optent pour une consommation issue de l'économie circulaire, l'environnement est le critère prédominant pour les produits issus du recyclage.
53% des cyberacheteurs ayant réalisé un achat sur internet au cours des douze derniers mois déclarent tenir compte d'éléments environnementaux, responsables ou éthiques dans leurs habitudes de consommation en ligne. Regrouper les commandes afin de limiter les livraisons, privilégier l'achat auprès de sites français ou encore la livraison en point relais, font partie des pratiques éthiques des cyberacheteurs. C'est encore plus vrai pour les plus jeunes (18-34 ans), dont six achats en ligne sur dix affirment être impactés par ces considérations. Et 94 %?des acheteurs sur le web se déclarent prêts à trier ou à réutiliser les emballages des commandes reçues pour réduire l'empreinte environnementale du e-commerce.
www.fevad.com

 

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