Flash Infos

LE E-COMMERCE DURANT LA CRISE COVID-19

Facebook Twitter LinkedIn
Imprimer

En attendant la publication du bilan trimestriel du e-commerce, prévue fin mai, la Fevad (fédération du e-commerce et de la vente à distance) continue de suivre l'évolution du marché dans le contexte très particulier de la crise Covid-19, à travers différents outils d'analyse mis en place pour l'occasion. Parmi eux, le panel composé d'une quarantaine de sites leaders non-alimentaires permet de mesurer avec précision l'évolution des ventes au fil des semaines. Globalement, l'analyse de ces données montre la forte capacité d'adaptation des distributeurs classiques et la complémentarité entre internet et magasins, tout en soulignant la nécessité d'accélérer la transition numérique de ces derniers. Dans le détail, les chiffres, publiés le 6 mai, révèlent une situation plus contrastée qu'il n'y paraît.

 

Le choc du confinement pour les sites e-commerce

Le suivi de l'activité des sites montre en premier lieu une évolution significative du marché entre mars et la première moitié d'avril. Les trois dernières semaines de mars ont été marquées par un recul global inédit des ventes de produits non alimentaires sur internet, en comparaison avec la semaine qui a précédé la crise. Cette baisse a débuté dès le 9 mars, semaine des premières annonces de confinement. Puis l'écart s'est creusé la semaine suivante avec la mise œuvre des mesures gouvernementales et la fermeture administrative des magasins. Ce n'est qu'à partir de la fin mars, une fois le choc du confinement passé, que l'on voit la courbe des ventes se redresser.

 

Cette reprise a été largement tirée par certaines catégories de produits, parmi lesquelles l'informatique, les activités d'intérieur et le jardinage dont la courbe des ventes s'est accélérée très nettement dans la semaine qui a suivi le confinement (+ 27 %), avant de former un plateau sur les deux semaines suivantes.

 

L'habillement en ligne vulnérable face à la crise

La mode, qui figure depuis longtemps parmi les produits les plus commandés sur internet, fait partie des secteurs dont les ventes ont le plus pâti de la crise Covid-19. La chute sur les trois semaines de mars est bien plus prononcée que pour la moyenne du e-commerce non alimentaire. Le creux de la vague s'est situé la première semaine où a été prononcé le confinement, avec un recul global de l'activité de 30 %. Le redressement a été plus long à se dessiner que pour les autres produits. Ce n'est qu'à partir de mi-avril que l'activité est repartie. Pour autant, cette amélioration ne permet pas de compenser les pertes subies au cours des 4 semaines de baisse précédentes.

 

Un autre élément important à prendre en compte dans l'analyse de la situation, consiste à dépasser la mesure du chiffre d'affaires global, pour s'intéresser à la situation des sites pris individuellement. Tous les sites n'ont pas été impactés de la même façon. Là aussi on relève des différences notables.

 

Quand le site e-commerce prend le relai du magasin fermé

En comparant le chiffre d'affaires des 4 semaines suivant le confinement à celui réalisé l'an passé par les répondants aux enquêtes Fevad, on observe que la moitié d'entre eux ont vu leurs ventes reculer sur la période.

En y regardant de plus près, on s'aperçoit que la situation varie selon le type de sites. Les enseignes magasin enregistrent un taux de croissance moyen supérieur à 50 %, là où en moyenne le chiffre d'affaires des pure-players est en recul de 1 % sur un an.

 

Le e-commerce non-alimentaire profite donc largement des excellents résultats enregistrés par les sites d'enseignes magasin, à l'instar du e-commerce alimentaire. Cela montre aussi que les distributeurs classiques ont su réagir et s'adapter en un temps record, en transférant une partie importante de leurs ventes magasin sur internet. Des ventes importantes, certes, mais pas suffisantes pour compenser les pertes liées à la fermeture administrative des magasins. Internet aura de manière incontestable permis, dans bien des cas, de limiter l'impact de la crise sur la situation économique des commerces physiques.

Ce constat vaut aussi bien pour les grands acteurs que pour les PME/TPE. Il illustre une nouvelle fois la complémentarité entre internet et magasin, tout en soulignant la nécessité d'accélérer la transition numérique de ces derniers.

www.fevad.com

Haut de page