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LES FORTES INQUIÉTUDES DU COMMERCE SPÉCIALISÉ

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Dans un communiqué en date du 6 mai, la fédération Procos a présenté l'état du commerce spécialisé en fin de confinement. À surface égale, le chiffre d'affaires a baissé de 94 % en avril, un chiffre catastrophique, mais sans surprise compte tenu de la fermeture de la quasi-totalité des magasins (le chiffre d'affaires des magasins a baissé de 95 % entre le 15 mars et le 30 avril 2020).

Le e-commerce, notamment le click & collect a connu une reprise de dynamisme chez certains acteurs (sport, équipement de la maison, alimentaire spécialisé…) et permet de terminer le mois à - 86 % en moyenne lorsqu'on cumule les activités magasins et e-commerce. Toutefois, l'équipement de la personne baisse même en e-commerce durant le confinement et termine le mois à - 95 %.

En cumul sur les quatre premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires des magasins (à surface égale) enregistre une chute de 37 % en raison principalement des sept semaines de fermeture.

En revanche, le chiffre d'affaires e-commerce a connu une croissance de 59 % sur la même période. En cumul magasin plus e-commerce, le bilan des enseignes du commerce spécialisé au 30 avril, tous canaux de vente confondus, s'affiche en moyenne à - 32 % depuis le début de l'année.

Tandis qu'une grande partie des magasins a rouvert le 11 mai, à l'exception des restaurants et des cinémas, les enseignes enregistrent donc globalement un retard de 32 % (à fin avril) de leur activité sur la même période en 2019. Les premières semaines, et très probablement, les premiers mois de la reprise seront difficiles, compte tenu de la complexité à faire cohabiter les règles de distanciation et les actes de consommation.

En plus des mesures visant à rassurer collaborateurs et clients, les commerçants vont devoir mettre en œuvre une grande flexibilité opérationnelle afin de s'adapter à la disponibilité des équipes (gestion des contraintes scolaires…), aux horaires (transport en commun…) et au comportement des clients après le confinement. Malgré la satisfaction du déconfinement, la période à venir est celle de tous les dangers pour les commerçants car il faudra payer les salaires et les autres charges avec peu de chiffre d'affaires. Pour Emmanuel Le Roch, délégué général de Procos : «  Cette période rend indispensable la poursuite de certaines aides de l'État, notamment le chômage partiel pour ajuster les effectifs à l'activité réelle. Il faut trouver des solutions volontaristes d'adaptation des coûts d'exploitation à la situation réelle, en premier lieu sur les loyers, pour réduire le risque de défaillances et de fermetures ».

www.procos.org

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