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MAUVAIS DÉPART POUR LE COMMERCE SPÉCIALISÉ

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Selon la fédération Procos, après une fin d'année 2019 difficile, l'activité du commerce spécialisé a été mauvaise au mois de janvier, qui se termine, en moyenne, à - 5,1 % (50 enseignes interrogées sur leur performance dans 50 pôles de références situés dans 15 agglomérations). Les deux premières semaines de 2020 ont été fortement marquées par les mouvements sociaux. Les soldes n'ont pas permis de générer une activité suffisante pour renverser cette tendance.
Tous les lieux de commerce ont été concernés par cette activité morose, aussi bien en périphérie (- 5,6 %) qu'en centre-ville (- 4,3 %). Notons toutefois une baisse sensiblement moins marquée pour les magasins de rue (- 1,8 %), alors que les autres lieux de commerce ont connu une baisse supérieure à - 5 %, les centres commerciaux affichant – 6,5 % en périphérie et – 8,1 % en centre ville.
La fréquentation des magasins a connu un fléchissement important en janvier 2020 par rapport à janvier 2019 (- 3,4 % en moyenne selon l'observatoire Procos/Stackr qui ?cumule les données captées en permanence dans 13 000 points de vente sur 1.800 sites de commerce : centres commerciaux, rues…). Certaines régions ont même connu des baisses plus fortes (entre - 5 et - 6 %) : Normandie, Occitanie, PACA. Les baisses sont plus marquée dans les grandes agglomérations que dans les villes moyennes.
En terme d'activité, certains secteurs terminent le mois en positif. C'est le cas de la restauration, de la beauté-santé, d'une partie de l'équipement de la maison et de l'alimentaire spécialisé. En revanche, une grande partie des acteurs de l'équipement de la personne (textile, chaussure) est en recul. Le sport, habituellement très dynamique, connaît lui aussi un mois en repli. Sur les trois derniers mois (de novembre à janvier), toutes activités confondues, le cumul montre une activité négative (- 1,4 % en moyenne à surface égale). Si les autres lieux de commerce connaissent des baisses assez faibles, les centres commerciaux de centre-ville chutent de - 6,8 % en cumul sur trois mois.
Compte tenu de tous les phénomènes exogènes ayant entravé la mobilité des consommateurs pendant cette période, il n'est pas possible pour le moment de tirer des enseignements généraux pour le reste de l'année 2020.
Les conditions d'une consommation dynamique sont plutôt réunies (pouvoir d'achat en hausse). Espérons que les commerçants pourront exercer normalement leurs activités lors des prochains mois. Il est souhaitable aussi que les partenaires du commerce et des commerçants (propriétaires immobiliers, banques, État) puissent mettre en place les mesures d'accompagnement adaptées aux événements que le commerce vient de vivre. C est un impératif pour réduire les impacts et permettre aux commerçants et aux enseignes de poursuivre leur transformation indispensable à la société de demain.
www.procos.org

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