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L’activité du secteur du paysage s’est maintenue en 2012

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Baromètre économique Unep-Agrica des entreprises du paysage / Année 2012

« L'activité du secteur du paysage s'est maintenue en 2012, mais les prévisions sont inquiétantes pour l'année à venir » (Emmanuel Mony, Président de l'Unep)

 

 

Paris, le 4 février 2013 : L'Unep - Les entreprises du paysage - et le Groupe Agrica publient aujourd'hui le baromètre économique 2012 du secteur du paysage grâce aux chiffres fournis par l'interprofession Val'hor. Avec 2 % de hausse en 2012 le secteur du paysage conserve une croissance modérée, dans un contexte économique morose. Principale locomotive de cette croissance : la création de jardins et espaces verts. Si les marchés privés hors particuliers marquent un recul, la bonne surprise vient des marchés publics qui ont connu une embellie après un début d'année inquiétant. En parallèle, le marché des particuliers reste stable. Les entreprises du paysage renforcent leurs investissements (près de 60% ont investi en 2012) tandis que les mouvements de personnel s'accélèrent. Des risques planent sur les carnets de commande et le chiffre d'affaires prévisionnel pour le 1er semestre 2013. Mais les entrepreneurs restent optimistes : ils sont 3 sur 4 à anticiper un maintien de leur marge pour l'année 2013.

 

Le secteur du paysage termine 2012 dans le vert

Dans un contexte économique général difficile doublé d'une météo anormalement pluvieuse, le secteur du paysage a enregistré une croissance de 2 % en 2012. C'est moins qu'en 2011 (+3 %), mais mieux que ce que les prévisions laissaient attendre.

Il pourrait toutefois ne s'agir que d'une embellie éphémère, compte-tenu des fortes contraintes pesant sur les budgets des différentes clientèles en prise avec la crise. Tout laisse à penser qu'en 2013, particuliers, entreprises et acteurs publics seront moins enclins à recourir aux paysagistes.

L'Unep, seule organisation représentative du secteur, prévoit ainsi une diminution du chiffre d'affaires à -1% pour le 1er semestre 2013, et une croissance nulle pour le second.

(1)Tx d'évol. : Taux d'évolution du trimestre par rapport à la même période de l'année précédente

(2) Tendance : Moyenne mobile 4 trimestres

 

En 2012, c'est la création d'espaces verts et de jardins (avec +2,5 % au 3e trimestre) qui a permis de maintenir le dynamisme de l'activité. L'activité « entretien » reste quant à elle sur un rythme de croissance limité (+1,5 %), dans la lignée du 1er semestre.

 

 

Des résultats contrastés selon les marchés : reprise des marchés publics, maintien des particuliers mais ralentissement des marchés privés

Véritables « green addicts » les particuliers ont maintenu leurs investissements dans le jardin en 2012 (+2 % de croissance annuelle, comme en 2011). Toutefois, le taux de transformation des commandes est en baisse : de plus en plus de Français adressent des demandes de devis aux professionnels, mais ils sont souvent contraints par un budget limité. Les prestations se nivellent : passé de 5 900 € à 3 600 € au troisième semestre, le panier moyen remonte légèrement au 4e semestre (3 800 €).

 

Bonne nouvelle du côté des marchés publics : après une évolution nulle au premier semestre, l'activité reprend avec une croissance de 2,5 % et 1,5 % sur les 3e et 4e trimestre. De bons résultats corrélés à la demande sociale de verdure, qui reste une donnée clé en France : 7 français sur 10 estiment qu'il n'y a pas assez de végétal en ville1. Cependant ce marché s'adresse majoritairement aux entités les plus importantes (20 salariés et plus).

 

Le constat au niveau des marchés privés hors particuliers est plus inquiétant : si le chiffre d'affaires reste stable par rapport au semestre précédent (un peu moins de 2 % de croissance au 1er semestre et +1,5 % au 2e semestre), le prix moyen par jardin réalisé diminue fortement (de 5 600 € à 3 700 € fin 2012) avec en parallèle un taux de transformation des devis en baisse. D'une tendance annuelle de 4 % en 2011, ce marché est en net ralentissement sur 2012 avec seulement +1,5 % de croissance.

 

Des entrepreneurs qui continuent à investir et à embaucher

Grâce à un maintien de l'activité, plus d'une entreprise sur deux (57 %) a déclaré avoir investi en 2012.

 

Comme en 2011, les mouvements de personnel se sont accélérés au cours du second semestre de l'année 2012, en lien avec le caractère cyclique de l'activité paysagère. Avec un taux d'embauche supérieur au taux de départ (2 points de pourcentage de différence sur le 2e semestre 2012), les entreprises ont accru leurs effectifs. Parce qu'elles rassemblent de nombreuses activités (entretien, gros œuvre, création de jardins…) l'embauche chez les entreprises du paysage est répartie à parts égales entre apprentissage et alternance (34 %), CDD (33 %) et CDI (33 %).

De façon générale, on constate une augmentation de la part des ouvriers parmi les nouvelles embauches (73 % au 2e semestre contre 56 % au 1er), aux dépens des catégories supérieures (ouvriers qualifiés, chefs d'équipes, cadres). Les inquiétudes vis-à-vis des perspectives d'activité 2013 ont rendu frileux les employeurs qui se tournent vers des marchés plus rentables et/ou nécessitant une main d'œuvre moins qualifiée.

 

La pénurie de candidats disponibles reste un sujet sensible en 2012 : plus d'une entreprise sur dix n'a pas pu embaucher le nombre de salariés souhaité pour soutenir la croissance de son activité en 2012. Les besoins du secteur sont pourtant constants : sur l'année 2012, les embauches ont été supérieures aux prévisions : 63 % des entreprises sondées ont finalement embauché alors qu'elles n'étaient que 31 % à déclarer vouloir le faire un an plus tôt.

 

Un marasme du marché de la construction et de l'immobilier qui incite à la prudence pour 2013

« Dans un contexte d'aversion au risque et d'incertitude économique, le marché de l'immobilier dans son ensemble est en baisse : pour ne prendre que l'exemple du logement neuf, le marché accuse une baisse de –15 % au 4e trimestre 2012, avec des prévisions à –13 % pour 2013. Cette évolution augure un manque à gagner en 2013 pour les entreprises du paysage », s'inquiète Emmanuel Mony, Président de l'Unep.

Les carnets de commandes restent la préoccupation première des paysagistes (36 %), même si leur niveau reste stable pour l'instant (125 jours). La question du maintien de l'activité fait son entrée dans le top 5 des préoccupations des entrepreneurs, mais ces derniers gardent le moral : 3 paysagistes sur 4 anticipent un maintien de leur marge pour l'année à venir.

 

* Enquête réalisée par l'institut I+C pour le compte de Val'Hor en janvier 2013 auprès de 350 paysagistes à raison de 100 entreprises de 5 salariés et moins - 150 entreprises de 6 à 19 salariés - 100 entreprises de plus de 20 salariés. Les informations obtenues ont systématiquement fait l'objet des repondérations adéquates sur la base des résultats établis par l'étude structurelle.

1. « Le jardin, un bien social à partager : les français font le choix du vert » enquête Unep-IPSOS 2010

 

 

  • Plus d'informations, demande d'interviews, visuels sur simple demande : cliquez ici

 

 

 

A propos de l'Unep-les entreprises du paysage : www.entreprisesdupaysage.org

L'Unep est la seule organisation professionnelle représentative des 26 500 entreprises du paysage reconnue par les pouvoirs publics. Ses missions consistent à défendre et promouvoir les intérêts de la profession, mais aussi à informer et aider ses adhérents (70 % d'entre eux ont moins de 10 salariés) dans leur vie d'entrepreneur. Son organisation en unions régionales lui permet d'entretenir des relations de proximité avec ses adhérents.

 

A propos du Groupe AGRICA : www.groupagrica.com

Le Groupe AGRICA est l'interlocuteur privilégié des entreprises et des salariés agricoles en matière de retraite complémentaire, d'épargne, de prévoyance et de santé. Avec plus de 766 000 retraités à ce jour et 1,45 million de cotisants dans plus de 158 000 entreprises AGRICA est le groupe de référence du monde agricole. Au 4e trimestre 2011, plus de 13 000 entreprises du paysage bénéficiaient d'assurances prévoyance et d'une complémentaire santé auprès d'AGRICA.

 

A propos de Val'Hor : www.valhor.com

Val'hor est l'interprofession de la filière de l'horticulture d'ornement. Elle rassemble les organisations professionnelles du secteur de la production et du commerce horticole et des pépinières, ainsi que du paysage et du jardin. Ses missions sont les suivantes : développer la consommation de produits et de services par la communication et la promotion collective, réaliser des programmes d'expérimentation en matière d'innovation technique, favoriser le recrutement dans la filière par la valorisation des métiers et des savoir-faire, élaborer et mettre en œuvre des règles et disciplines de qualité et de certification, développer la connaissance du marché et de la filière par la réalisation et la diffusion d'études, optimiser les mécanismes du marché et la synergie entre les opérateurs.

 

 

 

Contacts presse :

 

Unep

Muriel Kock

01 42 33 90 92

mkock@unep-fr.org

Groupe Agrica

Claire Vidal

01 71 21 53 07

vidal.claire@groupagrica.com

Hopscotch

Alicia Eyme

01 58 65 00 30

aeyme@hopscotch.fr

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