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LES ASPIRATIONS DES FRANÇAIS POUR LEUR HABITAT

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L'Observatoire de l'Habitat a publié fin mars une enquête réalisée en ligne par l'ObSoCo (Observatoire de la Société de Consommation) sur le panel de la société Respondi auprès d'un échantillon de 3 962 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 à 70 ans. Afin de garantir la représentativité de l'échantillon, des quotas ont été établis sur la population globale interrogée selon les critères suivants : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région de résidence et taille de l'agglomération de résidence.

Il résulte de cette enquête que les Français aspirent de plus en plus à aller vivre ailleurs et à changer de cadre de vie pour « habiter mieux ». Les conceptions de l'habitat et des manières d'habiter évoluent au gré des nombreuses mutations sociétales : le vieillissement de la population, les modifications de la famille, la révolution des temps libres, l'amalgame des mondes domestiques et professionnels, les nouvelles formes de travail et d'organisation, la révolution numérique, l'attention croissante à l'environnement et à la santé, etc.

En parallèle on observe une aspiration à vivre et à habiter mieux et autrement. Les Français recherchent la naturalité, l'authenticité et des modes de vie plus sains offrant aussi un haut niveau de services à proximité de leur habitat.

Ces évolutions sociétales aux aspirations nouvelles ne sont pas également réparties et ressenties selon que l'on habite dans les grandes métropoles ou dans les communes rurales. Interviennent aussi le statut du logement occupé (maison/appartement, propriétaire/locataire), la dimension du logement et son insertion dans les usages numériques.

Il ressort de l'enquête que les Français montrent un fort intérêt pour les enjeux écologiques et sociétaux qui pèsent sur l'habitat. Ils sont prêts à changer une partie de leurs habitudes pour adopter des comportements écoresponsables (recyclage, compostage, énergies renouvelables, durabilité des matériaux, isolation). Il existe également une appétence réelle pour l'autonomie énergétique que les motifs soient économiques et/ou environnementaux.

La recherche de cadres de vie alternatifs se manifeste par l'engouement pour le village et l'habitat pavillonnaire. Toutefois, les jeunes se révèlent nettement plus attirés par la ville dense et connectée que leurs aînés (47 % des 18-24 ans contre 8 % des plus de 55 ans). Paradoxalement, le désir de cadres de vie alternatifs proches de la nature est associé au développement de services (santé, commerces, mobilité) à proximité du lieu d'habitation.

Reste qu'un Français sur deux, que l'on peut qualifier de conservateur, est satisfait de son logement et ne conçoit pas de changer son mode d'habitat ou s'oppose même à toute transformation. L'autre moitié de nos compatriotes se décompose en trois groupes qui aspirent à des formes d'habitat différentes axées sur l'autosuffisance et l'indépendance ou les usages partagés et collaboratifs (services mutualisés entre habitants) voire les usages technologiques avec des configurations flexibles du logement.

 

Les résultats de l'enquête affichent les éléments suivants :

72 % des Français sont satisfaits de leur logement, mais 75 % déclarent y subir des nuisances, liées aux mauvaises performances énergétiques et/ou à une isolation acoustique insuffisante. L'insatisfaction liée au bruit est davantage ressentie dans les logements collectifs (45 %) qu'en habitat individuel (17 %). En matière de mauvaises performances thermiques les chiffres sont moins contrastés avec respectivement 37% et 27%.

77 % des Français estiment préférable d'être propriétaire de son logement.

6 Français sur 10 aspirent à vivre ailleurs, dont 26 % « beaucoup ». Cette part grimpe à 72 % dans l'agglomération parisienne (contre 50 % dans les communes rurales). Une majorité souhaite déménager dans le but de trouver un cadre de vie alternatif (climat, nature, rythme de vie, sécurité).

82 % des Français aimeraient vivre dans un village, 70 % en habitat pavillonnaire et seulement 20 % dans une ville dense. 71 % se disent intéressés par la présence de services de santé et 70 % par de commerces proches de leur lieu d'habitation.

90 % des personnes interrogées se déclarent prêtes à réduire leur consommation énergétique, 73 % souhaitent devenir autonomes en matière et 65 % aimeraient tendre vers l'autonomie alimentaire dans le cadre d'une production à l'échelle de leur habitat.

84 % des Français se disent prêts à mutualiser ou échanger au moins un type de service avec leurs voisins, mais seulement un tiers d'entre-deux souhaiteraient pouvoir disposer d'équipements/services mutualisés dans le cadre de leur habitat.

http://lobsoco.com

 

Document détaillé sur :

 

 

©photo : N. & P. Mioulane / NewsJardinTV - Jardimiou

 

 

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