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Les Impacts environnementaux du numérique

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La dernière décennie a vu l'essor de nouvelles technologies qui ont transformé le paysage numérique : rapidité, qualité et connectivité accrues des outils de communication et contenus multimédias. De nombreux secteurs ont su profiter de ces innovations (industrie 4.0, e-commerce, télécommunications, etc.) pour se développer. Mais cette croissance des équipements et services numériques, souvent perçue comme dématérialisée, a également été associée à une augmentation significative des pressions sur l'environnement et les ressources naturelles.

 

Etat des lieux

Selon le Baromètre du Numérique de l'Arcep, en France, les équipements numériques sont de plus en plus ancrés dans la vie des Français, avec en 2019 95% des Français qui possèdent un téléphone mobile et 77% un smartphone. Cela représente une augmentation de 2% et 1% respectivement par rapport à 2018. Cette croissance de l'utilisation d'équipements et les nouvelles connexions qui y sont associées vont donc être à l'origine de l'augmentation de l'impact environnemental. Selon certaines prévisions, la production et l'utilisation des technologies de l'information et de la communication pourraient ainsi atteindre 21 % de la consommation globale d'électricité d'ici à 2030. Les scénarios les plus extrêmes contenus dans ces études retiennent un maximum de 51 %.

L'explosion de l'Internet of Things (IoT) est d'ailleurs représentative de l'ère de la 5G et de ses nouveaux usages : des objets qui étaient jusqu'à présent déconnectés du réseau échangent désormais des flux de données et entrainent une croissance de la consommation de données.

D'après l'étude Are there limits to growth in data traffic le temps passé en ligne à utiliser des services numériques est en augmentation. En effet, en 2005, au Royaume-Uni, une moyenne de 9,9 heures était passée en ligne au cours d'une semaine « moyenne » à la maison et au travail. Fin 2014, cette moyenne était passée à 20,5 heures par semaine. La possession de ces appareils, ainsi que la facilité à les transporter et à se connecter à internet, permet aux usages numériques de combler et même d'étendre les plages horaires auparavant non utilisées.

 

Bonnes pratiques

Le premier axe identifié de réduction des impacts correspond aux équipements. En effet, la fabrication des équipements concentrant la majorité des impacts, un certain nombre de pratiques dites de sobriété numérique au niveau des usagers (usages professionnels et individuels) consistent à remettre en cause les besoins liés à la possession même de terminaux et notamment de terminaux neufs. Il est donc proposé, suite à cette revue, une liste non exhaustive regroupant les principales thématiques :

• L'allongement de la durée de vie, le recyclage des équipements, et l'adaptation de leurs fonctionnalités aux besoins réels de l'utilisateur:

Le recyclage des matériaux en fin de vie o Leur réemploi via le don

o L'achat d'équipements reconditionnés ou issus du réemploi

o Garder le plus longtemps possible ses équipements en les protégeant ou en les réparant

o S'équiper léger, avec un nombre de fonctionnalités correspondant à des usages quotidiens

  • Optimiser le stockage de données :

▪ Mieux naviguer : alléger ses mails, aller au plus court lors de recherches web

▪ Favoriser le stockage sur équipements en local plutôt que sur un cloud (en considérant aussi l'empreinte de leur utilisation)

• Limiter les consommations d'énergie lors de la non-utilisation des équipements (box, récepteur TV,etc.)

• Réduire la consommation d'énergie de la vidéo en ligne en réduisant leur définition et en adaptant le périphérique de visionnage à l'usage

• Optimiser les impressions en favorisant les fichiers moins lourds

Le deuxième axe présenté correspond aux bonnes pratiques à adopter lors de l'utilisation de ces mêmes terminaux. Ces pratiques sont considérées comme sobres dès lors qu'elles proposent des mesures permettant de réduire la consommation d'énergie pour une même fonctionnalité d'un même équipement :

• Optimiser le stockage de données :

o Avoir une empreinte en termes de données stockées la plus faible possible pour ne pas surcharger les datacenters :

 ▪ Mieux naviguer : alléger ses mails, aller au plus court lors de recherches web

▪ Favoriser le stockage sur équipements en local plutôt que sur un cloud (en considérant aussi l'empreinte de leur utilisation)

• Limiter les consommations d'énergie lors de la non-utilisation des équipements (box, récepteur TV,etc.)

• Réduire la consommation d'énergie de la vidéo en ligne en réduisant leur définition et en adaptant le périphérique de visionnage à l'usage

• Optimiser les impressions en favorisant les fichiers moins lourds

 

Source :  Agence de la transition écologique - Autorité de Régulation des Communications électroniques et des Postes    

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