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FRANCE TERRE DE POLLINISATEURS

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©www.map-photos.com – N. & P. Mioulane

La ministre de l'Écologie, Ségolène Royale a lancé le 20 mai dernier un plan national d'actions intitulé : « France, terre de pollinisateurs ». Il vise à enrayer le déclin des espèces pollinisatrices dont les services (gratuits) sont estimés à 1,5 milliard d'euros par an en France.

Les pollinisateurs sauvages appartiennent à différents ordres : Hyménoptères (abeilles, bourdons, guêpes…) ; Diptères (syrphes, mouches) ; Lépidoptères (papillons) ; Coléoptères (scarabées, coccinelles…). Plus ou moins marquée selon les espèces, la chute des effectifs reste incontestable.

Les causes du dépérissement des insectes pollinisateurs sauvages sont multiples, et insuffisamment expliquées aujourd'hui. En dégradant leurs habitats et en détruisant les espèces de plantes à fleurs qui constituent leurs ressources alimentaires, l'homme semble en être largement responsable.

Les pollinisateurs rendent un service écologique inestimable à la reproduction d'une grande partie des plantes à fleurs sauvages ou cultivées. Environ 70 % de ces dernières en France métropolitaine et 80 % des cultures dans le monde (soit 35 % du tonnage que nous mangeons) dépendent fortement de la pollinisation par ces insectes.

Le plan « France, terre de pollinisateurs » propose une vingtaine d'actions visant à mieux connaître les insectes pollinisateurs et la pollinisation. Il a aussi pour but de promouvoir de bonnes pratiques dans tous les espaces fleuris et dans tous les secteurs concernés, notamment les territoires ruraux et forestiers, les espaces protégés (parcs naturels régionaux) et même les territoires urbains.

 

L'appropriation de ces bonnes pratiques et leur mise en œuvre seront favorisées par des actions de communication et de sensibilisation des gestionnaires d'espaces, mais aussi du simple particulier, sont une condition de réussite de ce plan.

Parmi les actions en cours, la diffusion du guide issu du programme européen Urbanbees (les abeilles en ville), que le Ministère de l'Écologie a cofinancé, est un des exemples de mobilisation, voulu dans le plan d'actions pour la protection des insectes pollinisateurs. (pdf en pièce jointe)

Par ailleurs, l'État se veut exemplaire dans la préservation des pollinisateurs sauvages : il appliquera sur les 12 000 kilomètres du réseau routier national non concédé le fauchage tardif et les jachères fleuries sur les dépendances vertes. Après une expérimentation longue de trois ans, ces « bonnes pratiques » ont en effet montré une augmentation de 30 % de la diversité des insectes pollinisateurs. Les bonnes pratiques sont détaillées dans le guide « les accotements routiers au service de la biodiversité ».

 

www.developpement-durable.gouv.fr

 

En illustration : le bourdon est l'un des meilleurs pollinisateurs.

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