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LES CHIFFRES DE LA BIODIVERSITÉ

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Les 1er et 2 octobre derniers se sont tenues les deuxièmes rencontres des experts des plateformes intergouvernementales dédiées à la biodiversité et aux services écosystémiques (IPBES) et au climat (GIEC). Les discussions introduites par Thierry Mandon, secrétaire d'État chargé de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et par Ségolène Royal, Ministre de l'Écologie, du développement durable et de l'énergie, ont porté sur : « des scénarios de la biodiversité à l'heure du changement climatique ». Elles s'inscrivaient dans le cadre de la mobilisation française pour la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21)

Les espèces et les écosystèmes font face à des modifications majeures sous l'effet des changements globaux actuels : changements climatiques, changement d'usage des terres, surexploitation des ressources… Ces changements profonds, et surtout rapides, peuvent conduire à une possible crise d'extinction de la biodiversité et représentent des défis majeurs à relever pour notre société. En effet, la biodiversité et les écosystèmes fournissent un grand nombre des biens et de services qui soutiennent la vie humaine :

• Fourniture des aliments, de combustibles et de matériaux de construction

• Purification de l'air et de l'eau

• Stabilisation et mitigation du climat de la planète

• Régulation des inondations, des sécheresses, des températures extrêmes

• Génération et renouvellement de la fertilité des sols

• Maintien des ressources génétiques qui contribuent à la diversité des cultures et à la sélection des animaux, des médicaments et autres produits

• Avantages culturels, récréatifs et esthétiques

Climat et biodiversité se conjuguent ensemble. C'est pourquoi les chercheurs de différentes disciplines se regroupent et partagent leurs savoirs pour d'une part alerter les décideurs sur le devenir du climat et de la biodiversité et d'autre part promouvoir des actions adéquates tant au niveau individuel que sociétal et gouvernemental pour lutter contre le changement climatique et les pertes de biodiversité.

Selon le rapport présenté à Nagoya (2010), on estime à 23 500 Md€ la valeur des services rendus annuellement par la nature à l'économie mondiale, soit la moitié du PIB mondial !

L'érosion de la biodiversité coûte entre 1 350 et 3 100 Md€ par an (Sukhdev, 2010). Les coûts de l'inaction ont été évalués à 13 938 Md€ pour la période 2000-2050, soit 7 % du PIB mondial par an en 2050 (TEEB, 2008)

La contribution des insectes pollinisateurs à l'économie mondiale est estimée à 167 Msd€ par an.

Selon la FAO, plus de 1,6 milliard d'individus dépendent des forêts comme source de revenus.

Le coût lié aux dégâts des espèces envahissantes dans le monde s'élève à 240 $ par an et par personne, soit 5 % des capitaux de l'économie mondiale.

Selon le rapport des comptes de l'environnement 2012 (sur des données de 2010), les dépenses liées à la protection de la biodiversité en France représentent environ 1,9 Md€ (dont 316 m€ proviennent de l'État, 1 Md€ des collectivités, 372 m€ des entreprises et 156 m€ de financements divers). Au niveau mondial, l'investissement atteint 31 Md€ par an, mais il faudrait 335 Md€ par an pour protéger correctement la biodiversité (estimation de septembre 2015)

Pour nombre d'experts, entre 2041 et 2060 de 73 à 80 % de la superficie totale des océans aura subi des modifications significatives se traduisant par une intensité de réchauffement moyenne à forte. Déjà, les populations d'animaux marins ont diminué de 49 % entre 1970 et 2012, selon le dernier rapport du WWF.

Le renforcement du stockage de carbone par l'augmentation des surfaces de forêts fait partie des recommandations du GIEC. Ainsi, dans les scénarios développés pour celui-ci, près de 200 millions d'hectares devraient faire l'objet de reforestation pour limiter l'augmentation des températures.

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