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Les Français et le potager

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SEMAE, l'interprofession des semences et plants, vient de réaliser une grande enquête auprès de 1.000 jardiniers : Motivations, pratiques, attentes, types de légumes et choix des variétés cultivés, découvrez les tendances actuelles et futurs du potager et le profil de ces jardiniers amateurs.

 

  • Produire et manger ses propres légumes : une tendance qui s'affirme

La production de légumes frais, sains, naturels, de qualité et ayant du goût constitue la principale motivation dans le fait de cultiver un potager.

Pour 9 personnes sur 10, il s'agit d'un loisir, d'une pratique personnelle et sociale résultant pour 7 jardiniers sur 10, d'une transmission familiale laquelle se perpétue aujourd'hui, notamment auprès des plus jeunes.

La superficie du potager est proportionnelle à l'expérience des jardiniers ; les plus avertis possèdent souvent un potager de grande taille, ceux qui se lancent dans la culture des légumes cultivant des surfaces plus réduites.

La culture d'un potager est une pratique qui s'installe auprès des plus jeunes : 17 % des jardiniers interrogés ont l'intention de cultiver une surface plus importante à l'avenir, ce pourcentage dépassant les 25% chez les plus jeunes et ceux qui ont moins de 5 ans d'ancienneté dans la culture des légumes. Au global, les jardiniers souhaitent cultiver autant voire plus qu'avant l'ensemble des légumes et plus particulièrement ceux qu'ils apprécient déjà.


Choix des espèces et variétés : une question de goût avant tout

Le goût est l'un des principaux critères du choix des espèces et variétés, les jardiniers amateurs se basant avant tout sur ce qu'ils aiment manger. Vient ensuite pour près de 50% d'entre eux, les conditions de culture : facilité d'entretien, adaptation aux conditions locales de sol et de climat. En revanche, ils attachent moins d'importance au prix ou à l'originalité.

Les tomates arrivent en tête des espèces les plus cultivées, suivies des plantes aromatiques, des fraises, des salades et des courgettes. A noter que très souvent, ils cultivent plusieurs variétés par espèce.

Les jardiniers ont une opinion favorable des variétés anciennes, une majorité considérant qu'elles offrent de meilleures qualités gustatives. Quant aux variétés hybrides, elles sont perçues comme plus résistantes, mais restent, globalement méconnues.

Leur choix se porte à la fois sur des plants et des semences et pour ces dernières, la moitié d'entre eux privilégie celles du commerce. Un quart d'entre eux utilise aussi ses propres semences pour les ressemer l'année suivante.

Les semences biologiques et les semences de variétés hybrides pâtissent, globalement, d'un manque d'information. Les premières sont considérées comme trop chères et les secondes suscitent de la méfiance.


De multiples sources d'information

En matière de conseils sur les bonnes pratiques d'entretien ou de lutte contre les maladies et les parasites, les proches, la famille, les voisins ou les amis constituent la première source d'information. La seconde étant les sites internet spécialisés et les professionnels du végétal.

Le packaging et les mentions sur les sachets jouent également un rôle important en informant notamment de façon pratique sur les périodes de semis, de plantation et de récolte.

Enfin, les jardineries , LISA, producteurs locaux et pépiniéristes sont propices à la découverte de nouvelles espèces ou variétés et l'achat en magasin physique est largement privilégié.


Une soif d'apprendre

La majorité des jardiniers considère avoir des connaissances générales sur la culture des légumes (préparation du sol, semis, entretien, arrosage…). En revanche, les techniques pour lutter contre les maladies ou les parasites sont moins connues et considérées comme plus difficile à maîtriser. Curieux et avides d'apprendre et de connaître tous les secrets pour cultiver et réussir un potager, ils privilégient tutoriels, vidéos de professionnels ou rencontres entre voisins dans une approche autodidacte et sociale.

Parmi les sujets privilégiés on retrouve la récupération de l'eau de pluie et le compostage maison ainsi que la rotation des cultures pour les plus avertis.

 

Cultiver son potager semble bien s'inscrire dans une pratique pérenne qui va continuer de se transmettre aux prochaines générations et notamment aux plus jeunes, de plus en plus sensibilisés au plaisir de mettre les mains dans la terre et ce dès l'école maternelle.

Selon leur niveau d'expertise et de motivation, les jardiniers sont qualifiés de débutants (26 %), en devenir (23 %), passionnés (12 %), producteurs (16 %), traditionnels (10 %) et engagés (13 %). A nous de jouer pour accompagner au mieux ces différents profils.

 

Etude complète SEMAE/Kantar

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