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L’URBANISATION MENACE LES POLLINISATEURS

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Publiée dans la revue Ecology & Evolution, une récente étude du Centre d'Étude de la Conservation (Muséum national d'Histoire naturelle/CNRS/UPMC) et de l'Office Pour les Insectes et leur Environnement (Opie) montre que l'urbanisation réduit la diversité des insectes pollinisateurs et conduit également à leur homogénéisation à l'échelle de la France.

En augmentant les surfaces imperméables du sol, en réduisant la végétation, en favorisant les pollutions de l'air et du sol, l'urbanisation grandissante induit des changements pouvant nuire aux insectes floricoles (qui se nourrissent de fleurs). En effet, la survie et la reproduction de ces espèces dépendent de la disponibilité en ressources et en lieux de nidification. L'étude montre ainsi deux phénomènes concomitants.

Le nombre d'espèce diminue à mesure que croît l'urbanisation ; en particulier pour les papillons, les syrphes et autres mouches, ainsi que pour les coléoptères (scarabées, longicornes, coccinelles…). Les hyménoptères (abeilles et autres) sembleraient, de leur côté, mieux tolérer la situation.

Les communautés d'insectes pollinisateurs perdent des espèces spécialistes avec l'urbanisation. Il s'agit d'un phénomène dit d'homogénéisation biotique où l'urbanisation favorise un sous-ensemble des espèces : les généralistes, au détriment d'autres : les spécialistes. Cette tendance se retrouve chez tous les groupes, y compris les hyménoptères dont la diversité est aussi affectée.

La fiabilité de ces résultats est due aux données récoltées par les participants du programme de sciences participatives, Spipoll (Suivi Photographique des Insectes Pollinisateurs). L'approche participative permet de travailler sur des milliers de données obtenues sur tout un pays et dans des contextes paysagers variés, mais collectées de manière standardisée par les observateurs.

www.mnhn.fr

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