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PASSAGE DIFFICILE AU « ZERO-PHYTO » DANS LES VILLES FRANÇAISES

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Dans le cadre de son rendez-vous d'automne avec la presse le 28 septembre dernier, l'Unep a présenté sa nouvelle enquête (N° 5) de l'Observatoire des Villes Vertes réalisée avec Hortis (les responsables d'espaces verts en ville). Le thème était la gestion des espaces verts depuis l'interdiction en janvier dernier de l'usage des produits phytopharmaceutiques d'origine chimique (Loi Labbé).

Si Catherine Muller, la présidente de l'Unep a affiché une volonté de « positiver » et même un discours très militant en faveur de ces mesures, les résultats chiffrés vont plutôt dans le sens opposé. En effet, même si  neuf villes sur dix déclarent avoir anticipé et accompagné cette transition de manière approfondie, avant 2014, seules quatre sur dix cherchent désormais à élargir cette obligation pour l'entretien des cimetières et seulement une sur dix pour les terrains de sports. Et une sur dix impose aux gestionnaires d'établissements recevant du public un cahier des charges « zéro phyto ».

Par ailleurs elles ne sont que quatre villes sur dix à être passées au zéro-phytopharmaceutique. En revanche, une sur deux encourage les acteurs privés, qu'ils soient particuliers, entreprises, bailleurs, ou agriculteurs, à adopter cette solution (faites ce que je dis et pas forcément ce que je fais…).

Mais le vrai problème vient de ce que 7 villes sur 10 affirment avoir rencontré des problèmes techniques dans la mise en place des méthodes d'entretien alternatif.  Le même pourcentage affirme que la population n'est pas favorable au changement d'aspect de leurs espaces verts qu'induit cette transition. Et enfin, une ville sur deux se plaint de contraintes économiques supplémentaires.

On  ne peut pas dire, au vu de ces résultats, que les techniques alternatives d'entretien des espaces naturels fassent le consensus. Reste que Catherine Muller se montre optimiste et décidée : « L'Union Nationale des Entreprises du Paysage a toujours été favorable au passage à un entretien plus écologique des espaces verts. Pour que la transition soit réussie, il est nécessaire d'informer le grand public des changements qu'elle induit sur leur environnement quotidien, mais aussi de former les services espaces verts à de nouvelles méthodes de travail. En ce sens, fortes de leurs connaissances du vivant, les entreprises du paysage peuvent être sources de conseils pour gérer les jardins et les espaces verts de manière plus respectueuse des écosystèmes. »

23 villes constituent le panel interrogé : Amiens, Angers, Besançon, Bourges, Brest, Caen ; Créteil, Limoges, Lyon, Marseille, Metz, Nancy, Nantes, Nice, Nîmes, Orléans, Paris, Poitiers, Reims, Strasbourg, Tourcoing, Villeurbanne.

www.observatoirevillesvertes.fr

 

 

En illustration : résultat de la gestion écologique dans une rue de Strasbourg. ©N. & P. Mioulane

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