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UNE NOUVELLE FIBRE VÉGÉTALE TRÈS PROMETTEUSE : « LA SOIE DU QUÉBEC »

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Déjà connue en tant que  « herbe à la ouate », Asclepias syriaca, que certains jardiniers cultivent sous le nom d'herbe aux perruches pour ses fruits de forme originale, est en passe d'être considérée comme une « plante miracle ». Originaire d'Amérique du Nord où elle se comporte comme une adventice assez envahissante qui prolifère dans les zones incultes, cette vivace d'environ 1,50 m de haut, se pare de fleurs roses et parfumées en été, avant de porter courant septembre de gros fruits épineux verts qui renferment une fibre aux propriétés thermiques exceptionnelles.

Dénommée « soie du Québec », la bourre des « perruches » de l'asclépiade associe douceur et qualités isolantes exceptionnelles. Selon les agriculteurs qui se sont lancés dans la production ce cette fibre : « Aux États-Unis, 40 % de l'eau douce utilisée par l'agriculture est destinée à l'irrigation des champs de coton, grands consommateurs de pesticides et d'engrais, alors que l'asclépiade ne nécessite ni produits chimiques, ni arrosage pour produire une soie plus fine que le coton et aux caractéristiques isolantes et thermiques incomparables. La soie d'asclépiade ou soie du Québec est aussi légère et deux fois plus chaude que la plume d'oie. Elle ne se tasse pas, ne se mouille pas (hydrophobe) et coûte moins cher ! »

75 exploitations pionnières (Coopérative Monark) cultivent désormais près de 750 hectares d'asclépiade à but textile. Elles sont toutes situées sur la route de migration du monarque (Danaus plexippus), le papillon emblématique du Canada, dont la larve se nourrit exclusivement de la fleur d'asclépiade. 50 tonnes de fibres ont été récoltées en 2016 sur 150 ha. À raison de 250 g de fibres par manteau on peut confectionner en moyenne 2 500 manteaux par hectare. Les premières parkas doublées de soie d'asclépiade sont déjà en vente sur Internet (www.altitude-sports.com).

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