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LA VALEUR ÉCONOMIQUE DES ZONES HUMIDES

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Le 2 février dernier s'est déroulée la Journée mondiale des zones humides (étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d'eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l'eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée). Au-delà de leur rôle indispensable à la biodiversité, ces zones, que l'on trouve dans certains jardins, présentent des intérêts économiques insoupçonnés, avec des services rendus évalués entre 18 et 62 millions d'euros par an (voir l'étude complète : « évaluation économique des services rendus par les zones humides » par le Commissariat général au développement durable en cliquant sur le lien). Elles revêtent par ailleurs un rôle majeur dans la prévention des catastrophes naturelles : résorption des crues lors des inondations, libération et épuration des eaux lors des sécheresses, protection des rivages de l'érosion, etc.

Depuis plus de 40 ans (convention RAMSAR), la France s'est engagée à préserver les zones humides sur son territoire car plus de 65 % d'entre-elles ont disparu en un siècle. Les zones humides abritent 50 % des espèces d'oiseaux ainsi que de très nombreux insectes et batraciens. La plupart des poissons pêchés en mer naissent et trouvent leur nourriture dans les marais littoraux. 30 % des espèces végétales rares et menacées y vivent (notamment les plantes carnivores).

Les milieux humides atténuent le réchauffement climatique global, leur abondante végétation séquestrant le carbone via la photosynthèse. Les tourbières jouent aussi un rôle primordial car la transformation progressive de la végétation en tourbe accumule pendant des milliers d'années des quantités importantes de carbone. Les tourbières ne couvrent que 3 % de la surface planétaire mais elles stockent deux fois plus de carbone que les forêts (30 % de la surface terrestre).

Les zones humides jouent également un rôle dans la stabilisation et la protection des sols : la végétation, adaptée à ce type de milieu fixe les berges, les rivages. Elle participe à la protection des terres contre l'érosion et freine la vitesse du courant lors de crues.

La loi pour la biodiversité en cours d'examen, renforce la prise en compte des aspects paysagers, un point essentiel à l'heure où l'on doit atténuer les premiers signaux des changements globaux de l'environnement et s'y adapter.

 

En illustration : les jardins de Sardy (Dordogne). ©www.map-photos.com – N. & P. Mioulane

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