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LE MARCHÉ HORTICOLE BELGE EN 2013

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À la demande du VLAM, GfK Panelservices Benelux a réalisé une étude sur le marché horticole belge en 2013 dont voici les grandes lignes...

 

En 2013, les dépenses totales en produits horticoles effectuées par des particuliers en Belgique, ont atteint 372 M€, soit 40 € par personne. Il s'agit d'une baisse de 6 % due à la diminution du nombre de clients et de la fréquence des achats. Le nombre d'acheteurs est même descendu sous la barre des 50 % de la population. Le consommateur belge privilégie de plus en plus les produits horticoles ayant une longue durée de vie. Cette tendance favorise une baisse de la fréquence d'achats.

 

L'an passé, 47 % des Belges ont acheté des fleurs ou des plantes. Il y a 10 ans, ils étaient 66 %. 65 % des achats sont effectués pour soi-même ou pour offrir au sein de la famille. Seul un achat sur quatre est destiné à être offert hors de la famille.

 

Les plantes d'extérieur et les arbres réunissent le plus d'acheteurs, avec une part de marché en augmentation de 5 points, qui atteint 21 %. La part de marché des plantes d'intérieur connaît également une belle croissance, passant de 14,5 % en 2005 à 18,4 % en 2013. Les fleurs coupées, qui restent le segment le plus important, ne représentent toutefois plus que 22 % des achats au lieu de 33 % précédemment. Cette chute est partiellement compensée par les décorations florales qui progressent (à presque 19 %). Les plantes de balcon et à massif arrivent à 16 % des achats effectués. Le petit segment des tubercules croît et atteint presque 4 %.

 

On constate également que les dépenses horticoles augmentent avec l'âge des clients. Les plus de 50 ans représentent le groupe le plus important, avec 2/3 des dépenses pour les plantes d'extérieur, d'intérieur et les fleurs coupées, soit une moyenne de 60 € par personne. La catégorie des moins de 35 ans est largement sous-représentée et diminue d'année en année, exception faite l'an dernier où leurs dépenses ont augmenté de 5 %. La population non-active dépense significativement moins que les actifs.

 

Le canal de distribution des fleuristes est stable. Il représente 35 % des ventes et reste le plus important. Les jardineries, dont la part de marché était en augmentation, arrivent en deuxième position (20 %), mais elles ont arrêté leur croissance. Le poids des supermarchés augmente légèrement (13 %), celle des marchés est en baisse (9 %). La vente directe par le producteur croît pour atteindre 7 %. Les « autres canaux » tels qu'Internet et les stations-service, ont montré une embellie ces douze derniers mois.

 

Concernant l'assortiment, le consommateur trouve principalement des fleurs coupées dans les supermarchés et les commerces de proximité. Les fleuristes proposent surtout des compositions florales ou de plantes et des fleurs coupées. Les jardineries, brico-marchés et producteurs vendent principalement des arbres, des plantes d'extérieur pérennes et des saisonnières pour balcon et massifs. Le hard discount propose en majorité des fleurs coupées et des plantes d'intérieur. Quant aux marchés, ils mettent principalement en vente des plantes de balcon et à massif.

 

Fin 2013, quelque 13 % de Belges déclaraient avoir fait appel à un paysagiste pour l'installation et/ou l'entretien de leur jardin. Il y a cinq ans, ce chiffre était de 6,9 %. Dans un peu moins de la moitié des cas, il s'agit de l'entretien du jardin, dans un tiers des cas uniquement d'une réalisation complète.

(Freddy Dutoit, Vlam Paris) vlam.paris@wanadoo.fr

En illustration : un jardin privé dessiné par Russel Page à Courtrai

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