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Le point sur la lutte contre les rats et les souris

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©Photo : www.map-photos.com - GWI

Parmi les 26 espèces de rongeurs répertoriés en France, rats et souris sont à l'origine de dégâts impactant directement notre mode de vie. Dans ce contexte, la marque Bayer Jardin a dressé un état des lieux de la situation avec la collaboration de Romain Lasseur, Directeur de l'Institut Claude-Bourgelat de Lyon (VetAgro Sup). Ce tour d'horizon d'un véritable enjeu de santé publique permet de faire un point sur les bénéfices et les risques qu'induit cette lutte.

Pour Romain Lasseur : « Le rongeur est un vecteur social, ce qui signifie que sa présence n'est jamais le fruit du hasard. Notre mode de vie, synonyme, entre autres, de surconsommation, implique l'apparition de ces espèces en recherche constante de nouvelles ressources nourricières ».

 

Les principales espèces de rongeurs :

 

La souris domestique aime construire son nid à proximité des sources de nourriture. Elle explore tiroirs et placards de la cuisine, les contaminant avec ses urines et excréments. Dans le jardin, elle vit dans les zones herbeuses et broussailleuses, au sein de terriers peu profonds, à l'abri d'un tas de bois ou de feuilles mortes.

• Le rat noir est un grimpeur agile. Il peut atteindre facilement le grenier, monter et descendre le long des murs en empruntant les lignes de câ̂ble et les gouttières. Il prend possession des lieux en entrant par un orifice d'un demi-centimètre de diamètre, qu'il agrandira en le rongeant. Grincements, grattements, bruissements sont souvent les premiers signes d'une infestation.

• Le rat brun ou rat d'égout éprouve le besoin constant de ronger les matières dures non comestibles pour contrôler le développement de ses incisives à croissance continue. Fils électriques, plastiques, meubles de jardin, etc. sont souvent ses cibles favorites. Champion de l'adaptation et omnivore, il montre une prédilection pour les zones fraîches et humides des maisons.

Selon Romain Lasseur : « Quelle que soit l'espèce, les rongeurs ont une image sensorielle de leur environnement. Autrement dit, s'ils perç̧oivent qu'une pression s'exerce sur le groupe, ils redoubleront d'énergie pour se reproduire et se procurer des ressources alimentaires supplémentaires : la préservation de l'espèce est ainsi assurée. »

 

Les impacts des rongeurs sur notre mode de vie

Au-delà de sa présence dérangeante pour l'homme, le rongeur est à l'origine de nombreux dégâ̂ts. Difficiles à évaluer, les impacts occasionnés par les rats et les souris sont principalement de deux ordres :

• Impact économique : selon une étude américaine, le coût annuel des dégâts (incendies, courts-circuits, effondrement de canalisations…) engendrés par les rongeurs est estimé aux USA à 19 M$. Un rapport de l'Organisation Européenne et Méditerranéenne pourla Protection des Plantes a évalué à vingt millions de tonnes de céréales les pertes causées, au niveau mondial, par les rongeurs.

• Impacts sur la santé publique : des chercheurs britanniques ont démontré que le rat brun était porteur, en moyenne, d'une douzaine de parasites différents et d'agents pathogènes vecteurs de maladies humaines. Sur 510 spécimens, tous étaient infestés de puces, 67 % étaient porteurs d'acariens et 38 % de poux. Un rapport de l'Organisation Mondiale dela Santé (OMS) réalisé en2008 a estimé à 200 millions dans le monde, le nombre de personnes affectées par l'une des maladies véhiculées par les rongeurs : leptospirose, hantavirus, peste, tuberculose, salmonelle… 25 % des maladies transmises à l'homme par les rongeurs sont à l'origine de troubles sévères ou peuvent entraîner la mort.

 

les solutions de lutte physiques, chimiques…

Jugée fort justement trop dangereuse, la « mort-aux-rats », à base d'arsenic ou de strychnine, a été remplacée, à la fin dela Seconde Guerremondiale, par les anticoagulants. Ces substances présentent l'avantage unique d'agir dans un délai de 4 jours, laps de temps nécessaire à un groupe de rongeurs pour éviter d'effectuer la relation entre la mort d'un des leurs et l'ingestion de l'appât.

Les anticoagulants présentent un autre atout non négligeable : il existe un antidote : la vitamine K1, qui peut être administrée en cas d'absorption accidentelle de raticide, notamment par un animal de compagnie (dans 80 % des cas, il s'agit d'un chien).

• Les pièges physiques : de la traditionnelle tapette à souris aux plaques de glu, la majorité de ces pièges s'avèrent peu efficaces. Placés sur les lieux de passage habituels des rongeurs, ils donnent des résultats irréguliers et, en cas d'infestation, n'apportent qu'une réponse très partielle au problème.

• Un concept innovant : le rat-proofing. Né voici une dizaine d'années au Royaume-Uni, cette démarche se développe progressivement aux États-Unis et en Europe. Visant essentiellement les professionnels de l'architecture, le rat-proofing consiste à concevoir l'habitat le plus inhospitalier possible pour les rats ou les souris : systèmes d'évacuation des eaux pluviales inadaptés aux passages des rongeurs, plafonds… autant de barrages qui, bien que n'ayant pas d'impact direct sur la reproduction des rongeurs, évitent les infestations de la cave ou du grenier.

Et Romain Lasseur de conclure : « Dans l'optique de développer une politique de lutte anti-rongeurs efficace et respectueuse de l'Homme et de son environnement, les grands laboratoires travaillent actuellement sur de nouvelles molécules. Toutefois, leur mise sur le marché n'est pas à l'ordre du jour. À terme, la lutte contre les rats et les souris devra impérativement passer par des méthodes de prévention active et l'abandon de certaines pratiques favorisant la présence des rongeurs : compost mal décomposé, arbres fruitiers plantés près d'un muret, espaces de stockage favorisant la nidification., etc. ».

www.bayer-jardin.com

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