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UNE MICROGUÊPE POUR SAUVER LES BUIS

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©Photo : www.map-photos.com

Face aux ravages provoqués par la pyrale du buis (Cydalima perspectalis), un programme de recherche intitulé « SaveBuxus » a été lancé conjointement par l'Inra, Plante & Cité, Astredhor et la société Koppert, est financé à 50 % par l'interprofession Val'hor. L'étude porte prioritairement sur la sélection d'un parasitoïde oophage, une microguêpe qui pond dans les œufs de ce papillon, ce qui entraîne leur destruction. Les microguêpes appartenant au genre Trichogramma présentent l'avantage de tuer la pyrale avant que les chenilles, responsables des dégâts, n'éclosent.

La pyrale du buis est un ravageur invasif originaire d'Asie orientale, qui a été signalé pour la première fois en Europe en 2007, en Allemagne, et a poursuivi sa progression en Europe Centrale et en France, avec de premières observations en Alsace en 2008.

Les adultes sortent de leur chrysalide de mai à octobre et sont visibles lors du vol (nocturne). Les femelles pondent des amas de 5 à 20 œufs sur la face inférieure des feuilles des buis. Chacune peut pondre en moyenne 900 œufs (1 200 au maximum) au cours de sa vie. Cette fécondité importante génère un nombre très élevé de chenilles qui causent des dégâts considérables et surtout rapides. Par exemple, en 2013 la pyrale a totalement ravagé plus de 100 ha de buis sauvage en l'espace de quelques semaines, dans la forêt de Tagolsheim en Alsace. Les broderies de buis de nombreux jardins à la française sont menacées comme c'est le cas par exemple à Vaux-le-Vicomte (77).

La pyrale s'attaque à toutes les variétés de buis. Les larves d'un vert et noir caractéristique, tissent des cocons tout au long pour se protéger du froid hivernal, mais aussi pour former leur chrysalide :

Plusieurs souches de Trichogrammes sont capables de parasiter les œufs de la pyrale. D'une à quatre larves de trichogramme se développe dans chaque œuf de pyrale, les individus femelles allant à leur tour parasiter des pontes de pyrales ce qui accroît l'efficacité de la lutte. Après les premières observations, certaines montrent une efficacité globale encourageante (jusqu'à 100 % d'œufs tués en laboratoire). Les chercheurs se montrent très optimistes quant à la sélection prochaine d'une espèce de parasitoïde efficace.

 

En illustration : chenille et dégâts de la pyrale du buis. ©Photo : www.map-photos.com )

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