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DANS L’ACTION POUR LA SANTÉ DES VÉGÉTAUX

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L'Assemblée des Nations Unies a lancé le 2 décembre dernier l'action : « 2020 Année internationale de la santé des végétaux » (IYPH2020). L'objectif est de susciter une prise de conscience du grand public et des décideurs sur l'importance de la santé des végétaux, pour atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unies et renforcer les services de protection des végétaux à tous les niveaux ?pour éliminer la faim, réduire la pauvreté, protéger l'environnement et doper le développement économique.
Les voyages et le commerce international augmentent (ils ont triplé de volume au cours des dix dernières années) et ces mouvements, couplés aux effets du changement climatique, se traduisent par une progression spectaculaire du risque d'introduction d'organismes nuisibles et constituent de redoutables défis pour la préservation de la santé des végétaux. ?Chaque année, jusqu'à 40 % des cultures vivrières mondiales sont détruites par des ravageurs ou des maladies. Ceci entraîne une perte économique de plus de 220 milliards de dollars américains (USD) et engendre la famine pour des millions de personnes.
« Les végétaux fournissent les éléments de base pour la vie sur terre et sont le pilier le plus important dans l'alimentation des hommes. Mais la santé des végétaux n'est pas chose acquise » a déclaré le directeur général de la FAO, l'organe de l'ONU chargé de l'alimentation et l'agriculture, qui est chargée d'organiser les activités de l'année internationale de la santé des végétaux.
La FAO et sa Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV) mèneront des activités pour que l'Année soit un succès et œuvreront à la promotion de la santé des végétaux au-delà de 2020.
2020 sera donc l'occasion de mobiliser les gouvernements, les industries, les secteurs, les organisations publiques, les scientifiques et le public pour :
• mieux coopérer à la protection des plantes contre la propagation des organismes nuisibles dévastateurs,
• stimuler l'innovation scientifique pour faire face aux menaces,
• promouvoir des pratiques responsables qui limitent la propagation des organismes nuisibles,
• accroître le soutien des secteurs public et privé pour des végétaux, des stratégies et des services de santé plus durables.
Dans ce contexte, Promojardin/Prom'animal œuvre sous la bannière du Pacte pour le Jardin auprès des ministères de l'Agriculture, de la Transition écologique et de la DGAL (Direction générale de l'alimentation) pour :
• Le financement d'une étude d'impact après un an d'application de la loi Labbé, montrant : l'évolution du comportement des jardiniers amateurs, l'incidence économique de la loi, son impact sur l'environnement et la biodiversité.
• La création d'un Groupe de Travail incluant les 4 ministères (Agriculture, Économie, Santé, Transition écologique) et réunissant experts, scientifiques, associations de jardiniers, professionnels de la filière et parlementaires, pour établir la liste des bioagresseurs et des végétaux menacés, ainsi que les usages non couverts depuis le 1er janvier 2019.
• Le soutien au biocontrôle intégrant un volet JEVI (Jardins, Espaces verts, Infrastructures) volontariste dans le prochain plan (prévu à l'article 80 de la loi Egalim) afin de prendre véritablement en considération leurs problématiques spécifiques et de soutenir la recherche et l'innovation, pour accroître la diversité de solutions efficaces et le nombre d'usages couverts. Il faut accélérer la mise à disposition du biocontrôle aux jardiniers amateurs.
• Entendre les demandes des parlementaires sur un soutien à la recherche (Crédit impôt recherche Biocontrôle) et aux utilisateurs (alignement de la TVA Biocontrôle sur la TVA UAB) pour une mise en cohérence de la législation fiscale sur l'ensemble des méthodes de protection des végétaux.
• Le soutien à l'épidémiosurveillance des jardins d'amateurs pour accompagner les particuliers dans l'évolution des bonnes pratiques de jardinage et limiter ainsi les risques d'épidémies. Nous demandons donc urgemment que l'évolution du bulletin de santé du végétal (BSV) aboutisse à des solutions permettant de couvrir tous les territoires en JEVI.
https://www.unenvironment.org/fr/actualites-et-recits/recit/2020-annee-internationale-de-la-sante-des-vegetaux

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