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Dossier de presse Balcons - Terrasses : "Les plantes vedettes"


Une récente étude réalisée par CSA/TMO pour le Groupe J, sur un échantillon de 1496 personnes, panel représentatif de la population française possédant balcons ou rebords de fenêtres fleurissables, a détaillé entre autres les raisons du non fleurissement ou de l’absence de décoration végétale.

Ces arguments avancés par les Français sont le plus souvent dictés par une méconnaissance du monde végétal ou des a priori bien éloignés de la réalité.

La question était : « vous ne fleurissez pas votre balcon ou vos rebords de fenêtre, pouvez-vous dire pourquoi ? ».
Les réponses ont été les suivantes dans l’ordre décroissant…

>>  L’exposition n’est pas bonne
>>  On ne sait pas comment composer une jardinière
>>  Un balcon fleuri nécessite trop de soins
>>  Nous sommes trop souvent absents pour bien nous en occuper
>>  Fleurir coûte trop cher
>>  On n’aime pas s’occuper des plantations

Viennent ensuite mais pour une part très faible des personnes interrogées (de 2 à 4 %) deux points que l’on aurait pu estimer plus importants : le poids d’une part, et la réglementation de la copropriété, d’autre part.

Nous vous proposons dans ce dossier des arguments pratiques et techniques qui sont autant d’éléments de réponse à ces questions basiques que se posent le Français.

1) L’exposition n’est pas bonne
C’est le premier argument qui est émis par les personnes interrogées (environ 30 %).
C’est sans doute celui qui tient le moins sur le plan technique.

BALCON VENTÉ
Pour accueillir des plantations de qualité, mais également pour servir d’espace de détente, un balcon doit être abrité des vents dominants.

Sur la végétation le vent a un effet notoirement néfaste. Il dessèche le terreau, casse les fleurs et les branches, ralentit la végétation, nuit à la floraison.

On trouve dans le commerce de très nombreux modèles (en bois ou en plastique) de palissades, de claustras, des panneaux et des treillis brise-vent, qui permettent de créer un microclimat beaucoup plus favorable, tout en isolant le balcon des regards indiscrets.

Ces éléments modulaires, très faciles et rapides à installer, peuvent être associés à des pergolas et différentes structures ornementales (arches, treillages), afin de composer une base de décor qui va personnaliser le balcon.
Beaucoup de végétaux à feuillage persistant peuvent former des brise-vent naturels. La protection s’étend sur une longueur de 5 à 10 fois la hauteur de la plante.

Un arbuste ou un bambou de 2 m de haut assure donc une coupure du vent sur 10 à 20 m de distance.
Pour des plantes de 2 m de haut, des bacs de 40 cm de profondeur environ conviennent idéalement.

Voir les 30 plantes brise-vent pour balcon
Un conseil de professionnel :
les écrans totaux ou les éléments d’occultation entièrement opaques sont déconseillés pour couper l’effet néfaste du vent.
En effet, le rôle du brise-vent est de se laisser traverser par le souffle, avec pour but de le ralentir.
Un panneau plein est simplement contourné par le vent qui passe par-dessus, avec aussi le risque que la pression exercée en cas de tempête provoque des dégâts.

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EXCES DE SOLEIL
Les balcons exposés en plein sud, notamment dans les régions méridionales deviennent vite des « fours » par très beau temps. Il existe toutefois des moyens pour limiter le problème.

La réverbération des rayons solaires sur les murs blancs accentue le phénomène de brillance et dégage une forte chaleur.
Il suffit d’habiller les murs avec du treillage sombre (bois naturel ou teinté vert bouteille) à petites mailles pour réduire très sensiblement le problème.
La pose d’un store qui peut se dérouler automatiquement en fonction de la luminosité ambiante (le système avec moteur électrique est déclenché par une cellule photoélectrique) permet de créer un ombrage rafraîchissant.
Pour ralentir les effets desséchants du soleil, il faudra utiliser des bacs de dimensions plus importantes. En effet, plus le volume de terre est grand, plus lente est la perte d’humidité.

Voir les 70 Plantes pour balcon acceptant des conditions très chaudes et sèches
Un conseil de professionnel :
il faut bannir les suspensions des balcons trop chauds, sous peine d’être obligé d’arroser matin et soir.
En effet, les plantations sont très denses pour obtenir un effet décoratif spectaculaire et chaque végétal dispose d’un très faible volume de terre.

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BALCONS A L’OMBRE
Les expositions au nord sont peu ensoleillées, donc plus froides et plus humides. L’ombre peut aussi provenir de la présence proche d’un bâtiment ou d’un arbre.
C’est l’intensité de l’ombrage qui limite les possibilités de culture, même si de très nombreux végétaux peuvent réussir dans les endroits peu éclairés (voir liste).

Il faut augmenter le drainage au fond des bacs et alléger les terreaux des plantes cultivées à l’ombre.
Ne pas utiliser de bacs à réserve d’eau. Les arrosages se feront au pied, sans mouiller le feuillage pour éviter de favoriser l’apparition de l’oïdium (maladie du blanc), très fréquente sur les balcons ombragés.
Arrosez de préférence les balcons ombragés dans la matinée, même en été. Attendez que la terre sèche légèrement en surface avec d’apporter de l’eau à nouveau.

Voir les 110 Plantes à utiliser pour un balcon à l’ombre
Un conseil de professionnel :
les expositions ombragées liées à la présence à proximité d’une construction, sont particulièrement froides en hiver.
Veillez à utiliser uniquement des plantes très rustiques et augmentez les protections autour des jardinières (voile d’hivernage, plastique à bulles).

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2) On ne sait pas comment composer une jardinière
C’est un faux prétexte, car les professionnels se font un devoir dans la plupart des magasins jardin, d’assister leurs clients dans le choix des végétaux et des contenants.
Ils peuvent même réaliser la plantation et la mise en scène des bacs (un jour de semaine de préférence).
Très souvent dans les villes, un service de livraison est même disponible, ce qui évite tout effort et toute manipulation.

Pour ceux qui n’ont vraiment pas d’idées, on trouve aujourd’hui au printemps, en été et en automne des jardinières, des potées et même des suspensions toutes plantées, prêtes à décorer.
Les compositions sont généralement simples, mais spectaculaires et d’un rapport qualité-prix tout à fait correct.

La plupart du temps les végétaux sont réutilisables en fin de saison, en les transplantant dans un récipient plus grand.
Mais en raison du faible investissement que représentent ces compositions, on peut les considérer comme des « consommables » à jeter une fois défleuries.

3) Un balcon fleuri nécessite trop de soins
Le seul véritable élément contraignant pour conserver la beauté des plantations sur balcon est l’arrosage.
On doit aussi aborder le sujet de la fertilisation qui est trop souvent oubliée par les jardiniers amateurs.

L’ARROSAGE
La fréquence des apports d’eau dépend du volume des récipients, mais aussi et surtout de la température extérieure.
Entre 15 et 18 °C, un arrosage hebdomadaire suffit. De 18 à 22 °C, arrosez tous les quatre jours, de 22 à 25 °C, arrosez tous les trois jours. De 25 à 28 °C, arrosez tous les deux jours.
De 28 à 30 °C, arrosez chaque jour, Au-dessus de 30 °C, arrosez deux fois par jour.

C’est évidemment contraignant, surtout dans les régions aux étés chauds. Mais il existe heureusement de nombreux systèmes d’arrosage au goutte-à-goutte qu’il est possible d’automatiser entièrement, avec un programmateur électronique.
Une installation complète pour un balcon de 10 m de long coûte en moyenne 160 e.

Le seul problème est l’obligation de disposer d’un point d’eau (robinet) sur le balcon, ce qui manque souvent cruellement dans les immeubles.
On peut y pallier avec les kits d’arrosage de vacances qui utilisent des petites pompes plongeant directement dans un récipient d’eau (une grande lessiveuse par exemple).
Mais dans ce cas, il faut prévoir une alimentation électrique.

LA FERTILISATION
Il semblerait que les jardiniers amateurs d’aujourd’hui montrent une certaine méfiance envers l’utilisation d’engrais.
Ils confondent à tort engrais et produit dopant (mise à l’engrais) et font vite l’amalgame entre engrais et pollution.

L’engrais doit être présenté comme de la nourriture pour les plantes (les substances contenues dans les produits sont des minéraux assimilables par les plantes).
En raison du très faible volume de terre dont disposent les plantes en pots, en jardinières ou en suspensions, l’utilisation d’engrais est obligatoire pour obtenir une croissance suffisante.

Sur un balcon ou une terrasse, on pratique la culture hors-sol (dans des contenants), ce qui élimine tout problème concernant la pollution des nappes phréatiques.

Les nouvelles générations d’engrais à diffusion lente et progressive, assurent en une seule application, l’apport nutritif suffisant pour toute la saison. L’utilisation est donc rapide et très simple.

On peut aussi diluer systématiquement une faible quantité d’engrais liquide à chaque arrosoir (un bouchon dans un arrosoir de 6 à 10 l), pour une fertilisation régulière et en douceur.
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4) Nous sommes trop souvent absents pour bien nous en occuper
Nous avons vu précédemment (arrosage) qu’il était possible d’automatiser complètement la principale opération d’entretien des jardinières et par conséquent de ne plus avoir à intervenir sur les cultures.
Si on achète des « prêts à décorer », il n’y a même pas de plantation à réaliser.
On peut donc dire, qu’il n’y a pratiquement rien à faire.

Même les apports d’engrais peuvent être automatisés, puisqu’il suffit de diluer un fertilisant dans le récipient dans lequel plonge la pompe de l’arroseur de vacances.

Il suffira simplement lorsque les personnes rentrent à la maison, qu’elles nettoient les jardinières en éliminant les fleurs fanées et les tiges sèches.
Un petit travail simple et agréable qui nécessite seulement quelques minutes.

5) Fleurir coûte trop cher
Le plus onéreux sur un balcon, ce sont les éléments de structure et les contenants, mais on en trouve à tous les prix, les articles en plastique étant les moins chers.

Il faut également considérer l’installation du décor d’un balcon comme un investissement à long terme.
En effet, hormis les plantes saisonnières que l’on remplace chaque année, tout le reste est durable et ne nécessite plus aucune mise de fonds pour longtemps.
Pour réduire au maximum l’investissement, mieux vaut acheter des arbustes, des plantes vivaces, des grimpantes, qui chaque année vont prospérer, donnant même l’occasion de les diviser pour en replanter des rejets dans d’autres bacs.

N’oublions pas non plus les graines, toujours très bon marché, et qui donnent pour quelques euro une profusion de plants.
Les semis sont l’occasion d’essayer à bon compte de nouvelles plantes et de tenter aussi les légumes et les condimentaires dans les jardinières.
Sans compter qu’ils apportent une réelle satisfaction en cas de succès et beaucoup de fierté.

Il faut aussi noter l’apparition récente de gammes de tout jeunes plants destinés à une mise en place précoce en jardinière ou en potée. L’avantage est d’avoir fait réaliser par des professionnels l’opération délicate de production des plants (surtout pour les espèces semi-rustiques comme les diascia, bidens, némésia, bacopa, géraniums, fuchsias, etc.) et les légumes délicats qui réussissent pourtant très bien sur un balcon (tomate, poivron, aubergine, melon).
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6) On n’aime pas s’occuper des plantations
Nous avons vu avec les réponses aux précédentes questions, qu’il n’y avait pas obligation de passer beaucoup de temps pour avoir un beau balcon fleuri.

Le jardinage est une activité de loisir, qui est beaucoup plus simple, moins contraignante et moins fatigante sur un balcon qu’en pleine terre.
Végétaliser une fenêtre, un balcon ou une terrasse est sans doute un des bons moyens d’amener un public réticent à s’intéresser au jardinage et à y prendre plaisir.

Il faut également commencer par des choses simples, donner les bons conseils et surtout offrir au public les éléments qui vont lui assurer le succès, notamment en proposant les bonnes plantes à la bonne saison.

C’est en obtenant des jardinières débordantes de fleurs qui font notre fierté que l’on découvre soudain que jardiner est un vrai moment de détente

C’est un des rares loisirs qui permette d’oublier totalement les petits soucis du quotidien car l’instant d’un arrosage, d’une taille, d’un petit coup de griffe pour aérer la terre, on se concentre sur ses plantes avec la volonté de les rendre plus belles et ce sont elles qui alors accaparent toute votre attention.



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