Relations Institutionnelles

DES JARDINS POUR LE CLIMAT

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©Photo : www.map-photos.com - N. & P. Mioulane

Le 5 juin dernier, l'Unep-Les entreprises du paysage a lancé officiellement son manifeste : « Des Jardins pour le Climat » qui est associé à une pétition en direction de tous les décideurs politiques et dont voici la teneur :

« Si le xxie siècle ne devait retenir qu'un seul défi, ce serait celui de la survie de la biosphère face au changement climatique.

L'Unep, les entreprises du paysage, avec l'ensemble des acteurs français du paysage, réunis au sein de l'Observatoire des Villes Vertes, souhaitent interpeller les élus et décideurs publics aux niveaux local, national et international, sur le potentiel largement sous-estimé du végétal et des jardins pour adapter l'humanité aux nouvelles conditions climatiques.

À l'heure où plus de la moitié de la population mondiale est constituée de citadins, les espaces de nature en ville ont un rôle déterminant à jouer pour atténuer les effets du réchauffement planétaire ! En l'intégrant de façon systématique dans les aménagements urbains, le végétal est à même d'apporter des solutions concrètes aux principaux enjeux climatiques.

À l'échéance 2060-2100, le Groupe Intergouvernemental d'Experts sur le Climat (GIEC) prévoit une augmentation moyenne de la température terrestre de 4 °C. De quoi multiplier les épisodes caniculaires dans la plupart des villes du globe…

Parcs, promenades plantées, murs et toitures végétales : les végétaux jouent le rôle de « climatiseurs urbains ». Généralisons-les pour abaisser la température et recréer des « îlots de fraîcheur » en ville !

Le réchauffement climatique a doublé les risques d'épisodes de pluies extrêmes à la fin du xxe siècle. Or l'étalement urbain a pour effet d'imperméabiliser les sols, ce qui empêche l'eau de ruisseler et favorise les inondations. Les végétaux contribuent au cycle naturel de l'eau. Créons des aménagements paysagers en ville pour éviter l'érosion et accroître les surfaces de sol « perméables ». Développons des bassins de rétention qui limiteront les risques d'inondations !

Les émissions de gaz à effet de serre explosent. L'humanité a rejeté 40 milliards de tonnes de CO2 en 2013 (source Global Carbon Project), alors que la biosphère ne peut en absorber que 10… Le phénomène est particulièrement concentré en ville, où le trafic et les activités humaines tendent à multiplier les rejets de particules, créant des « pics de pollution ».

Les arbres ont la capacité de piéger les gaz à effet de serre. Dans le même temps, ils filtrent les particules polluantes. Pour améliorer la qualité de l'air, suivons l'exemple des villes pionnières qui ont adopté le réflexe : 1 habitant = 1 arbre !

22 000 espèces animales et végétales sont menacées d'extinction dans le monde, en grande partie à cause du dérèglement climatique (source UICN). La France figure parmi les 10 pays qui en hébergent le plus grand nombre. Or les parcs et même les sols des jardins et des espaces verts sont des réservoirs de biodiversité qui constituent un refuge pour la faune et la flore.

L'espace urbain ne doit pas être un obstacle à la mobilité des espèces : déployons de nouvelles trames vertes et bleues, gérées sans pesticides, pour maintenir une faune et une flore riches en ville et créer des continuités écologiques !

Les entreprises, collectivités et ménages français produisent chaque année 10 millions de tonnes de déchets végétaux (source ADEME). Ces résidus de tontes ou d'élagages pourraient être compostés pour produire de l'engrais, réutilisés en paillages… ou revalorisés pour produire de l'énergie sous forme de biomasse.

Privilégions les circuits courts et revalorisons les déchets verts à l'échelle locale !

L'investissement en faveur des espaces verts ne représente qu'1 % du budget des villes Françaises en moyenne (source UNEP). Comment nos cités comptent-elles répondre à l'enjeu climatique dans ces conditions ?

La communauté internationale va se réunir en décembre à Paris, pour la COP21 : le sommet climatique, où des objectifs planétaires vont être fixés afin de limiter le réchauffement à 2 °C, et tenter d'en atténuer les effets.

Mesdames et messieurs les représentant(e)s de la Terre, n'oubliez pas le rôle essentiel du végétal en zones urbaines, dans l'agenda des solutions climat !

Mesdames et Messieurs les élu(e)s de France, aidez-nous à préserver les villes des effets du réchauffement climatique grâce aux jardins et espaces verts !

Végétalisons nos villes, nos toits, nos murs, nos espaces oubliés. Réintroduisons de la biodiversité en ville en limitant l'utilisation des pesticides. Plantons un arbre par habitant. En un mot : donnons corps à la « ville végétale » de demain, bioclimatique et durable !

 

Le souhait d'une action plus collective

Si Promojardin ne peut que souscrire aux propos développés ci-dessus, notre association déplore que l'action de l'Unep soit déployée de manière individuelle par ce syndicat avec lequel nous entretenons pourtant les meilleures relations. Les objectifs de ce manifeste convergent tout à fait vers ceux que nous poursuivons à travers les actions menées par l'association « Pacte pour le jardin » et il est dommage que l'Unep n'ait pas souhaité nous intégrer à son manifeste, bien que la demande lui en ait été faite officiellement. Le Pacte pour le jardin prépare actuellement une brochure intitulée : « Les jardiniers se mobilisent pour le climat » qui constituera un complément informatif s'inscrivant dans la logique du manifeste.

Nous invitons toutefois tous les professionnels à signer la pétition de l'Unep afin de montrer l'engagement de nos entreprises sur cet enjeu majeur qu'est le climat.

Pour voir l'animation vidéo et signer la pétition, cliquer ici :

https://www.change.org/p/cop21-n-oublions-pas-le-v%C3%A9g%C3%A9tal-multiplions-les-jardins-et-espaces-verts-pour-limiter-les-effets-du-r%C3%A9chauffement-climatique-en-ville

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