Relations Institutionnelles

UN LABEL INTÉRESSANT, MAIS AMBIGU

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© Photo : Patrick Mioulane

Le 8 octobre dernier, lors de l'Assemblée générale de Val'Hor, Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, Porte-parole du Gouvernement, a dévoilé officiellement le label « Fleurs de France » dont il avait annoncé la volonté de lancement en février dernier en déclarant lors d'une visite dans le Var : « Je vais demander à FranceAgrimer d'ouvrir un chantier pour la mise en place de Fleurs de France, avec un cahier des charges précis. Je souhaite qu'on ait, comme pour les viandes de France, une vraie démarche. »

Les Fleurs de France méritent d'être valorisées auprès des consommateurs français. Les professionnels doivent s'organiser pour inverser la tendance actuelle qui nous conduit à importer 85 % des produits horticoles consommés en France. »

 

L'Interprofession Val'Hor a diligenté une étude pour connaître la perception des consommateurs à l'égard de l'origine des fleurs et des plantes. Cette enquête montre que la majorité des Français pensent que les végétaux d'ornement (fleurs coupées, plantes en pot ou végétaux d'extérieur) sont principalement de production française.

 

Or, la production française ne cesse de reculer. Entre 2003 et 2012, près de 30 % des exploitations hexagonales ont fermé. Selon FranceAgrimer, il ne restait plus, fin 2012, que 4 450 entreprises horticoles employant environ 25 000 personnes, mais générant environ 160 000 emplois indirects dans la filière (fleuristes, jardineries, graineteries, paysagistes, etc.).

 

Souligner l'origine hexagonale de la production s'inscrit dans une volonté de soutenir la tendance de « solidarité nationale » qui se développe chez les consommateurs français. Si le logo nous est apparu comme très réussi, il semble que le mot « fleurs » soit mal choisi car il est surtout perçu comme « fleurs coupées ». Le président de Promojardin, Patrick Mioulane, a suggéré que le terme « plantes » aurait été plus approprié dans la mesure où le label englobe toute la production de végétaux d'ornement, dont beaucoup sont cultivés pour leur feuillage, une tendance qui semble d'ailleurs s'amplifier dans la consommation.

 

Sachant que le cahier des charges du label est en cours et que ce dernier n'est donc pas encore opérationnel, il nous semblerait opportun d'en changer la dénomination sans toucher au graphisme.

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